SONNET
A Mademoiselle de t Enclos,
Passer quelques heures à lire Est mon plus doux amusement ; Je me fais un plaisir d'écrire, Et non pas un attachement.
Je perds le goût de la satire ; L'art de louer malignement Cède au secret de pouvoir dire Des vérités obligeamment.
Je vis éloigné de la France, Sans besoin et sans abondance ; Content d'un vulgaire destin :
J'aime la vertu sans rudesse, J'aime le plaisir sans mollesse ; J'aime la vie et n'en crains pas la fin.
• DE SAIHT-EYBEMOIID. 377