ONT ES
De cuisine, la cave et la sommellerie,
Et la salle à faire festin,
Pour boire avec sa coterie
Depuis le soir jusqu'au matin.
Pour Charmion, la ménagère,
Maison couverte de fougère, Avec du labourage un complet attirail :
Dons gros valets <iuits au travail,
Servante Loune filandière, Grands troupeaux de brebis , c'est là ce qu'il lui faut , Pour être, à mon avis, contente de son lot.
Il reste à pourvoir à la mère; Mais elle est bonne femme, elle aime ses enfants, Et se contentera de ce qu'ils pourront faire
Pour l'assister dans ses vieux ans.
L'avis fut applaudi; mais ils comptoient sans litote. Lycortas, réveillé par son ambition,
Se pourvoit à l'amphyction, Qui sait rendre aux lésés le bon droit qu'on leur ôte.
Et faute d'exécution
De la dernière intention ,
Lui demande permission De saisir de plein droit la substitution. Le cas étoit douteux depuis Deucalion ; D'un pareil dans la Grèce il n'étoit mention. On fouille dans le greffe : aucune instruction;
Tout le palais est en déroute ; Procureurs, avocats, juges, n'y voyoient goutte.
Pour moi, je n'en sais pas surpris;
Nos grands magistrats de Paris, Et même de Trévoux, flotter oient dans le doute.
Un seul homme les éclaira.
Je vous dirai comment, Demeanx; mais ce sera
Contes.
Si d'y rêver un peu vous prenez patience, Pour faire quelque essai de votre présidence.
Mais je retiens sur le marché
Que, pour trouver le sens caché
De cet innocent artifice,
Vous ne consultiez point ces gens Qui, sur le plan d'Ignace, ont bâti l'édifice Dont la solidité triomphera du temps.
Instruit du dénoùment par ces hommes célèbres, Vous en faire l'honnear ce seroit me duper; Je connois leurs talents : il n'est point de ténèbres Que ces esprits brillants ne puissent dissiper.
Contes. 119