‹ Œuvres choisies de StendhalChapitre 55 sur 93 · OE U V R ES CHOISI E S D I . S T B M) 1 1 A L · texte numérisé non relu

OE U V R ES CHOISI E S D I . S T B M) 1 1 A L

« Il causo, avec le comto Altamira, mon condamné à morl! se dit Mathilde. Son œil est, plein d'un feu sombre; il a l'air d'un prince déguisé; son regard a redoublé d'orgueil. »

Julien se rapprochait de La place où elle était, Ionjours causant avec Altamira; elle le regardait fixement, étudiant ses traits pour y chercher ces hautes qualités qui peuvent valoir à un homme l'honneur d'être condamné à mort.

Gomme il passait près d'elle :

« Oui, disait-il au comte Altamira, Danton était un homme! »

« O ciel! serait-il un Danton, se dit Mathilde; mais il a une figure si noble, et ce Danton était horriblement laid, un boucher, je crois. » Julien était encore assez près d'elle, elle n'hésita pas à l'appeler; elle avait la conscience et l'orgueil de faire une question extraordinaire pour une jeune fille.

« Danton n'était-il pas un boucher? lui dit-elle.

— Oui, aux yeux de certaines personnes, lui répondit Julien avec l'expression du mépris le plus mal déguisé et l'oeil encore enflammé de sa conversation avec Altamira, mais malheureusement pour les gens bien nés, il était avocat à Méry-sur-Seine; c'est-à-dire, mademoiselle, ajouta-t-il d'un air méchant, qu'il a commencé com me plusieurs pairs que je vois ici. Il est vrai que Danton avait un désavantage énorme aux yeux de la beauté, il était fort laid. »

Ces derniers mots furent dits rapidement, d'un air extraordinaire et assurément fort peu poli.

Julien attendit un instant, le haut du corps légèrement penché et avec un air orgueilleusement humble. Il scniUaii dire : « Je >uis payé pour vous répondre, el

je \i- de me paye ». Il ne daignait pas lever l*œîl sur

Mathilde. Elle, avec ses beaux yeux ouverts extraoïdinairement el fixés sur lui, avait L'ait de son esclave.

Enfin, comme le silence continuait, il la regarda ainsi qu'un \alel regarde son inaitre, afin de prendre des

ordres. Quoique ses yem rencontrassent en plein ceux de Mathilde, toujours fixés sur Lui avec un regard étrange, il B'éloigna avec- un empressement marqu

LE ROUGE F. T LE NOIfi 227

« Lui, qui est réellement si beau, se dit enfin Mathilde sortant ds sa rêverie, faire on tel éloge de la laideur! Jamais de retour sur lui-même. Il n'est pas comme Caylus ou Groisenois. Ce Sorel s quelque chose de l'air

que mou père prend quand il fait si bien Napoléon au bal. >• Elle avait tottt à fait oublié Danton. « Décidément, ce soir, je m'ennuie. » Elle saisit le bras de son frère et, à son grand chagrin, le força de faire un tour dans le bal. L'idée lui vint de suivre la conversation du condamné à mort avec Julien.

La foule était énorme. Elle parvint cependant à les rejoindre au moment où, à deux pas devant elle, A Ha mira s'approchait d'un plateau pour prendre une glace. Il parlait à Julien, le corps à demi tourné. Il vit un bras d'habit brodé qui prenait une glace à côté de la sienne. La broderie sembla exciter son attention; il se retourna tout à fait pour voir le personnage à qui appartenait ce bras. A l'instant, ses yeux si nobles et si naïfs prirent une légère expression de dédain.

« Vous voyez cet homme, dit-il assez bas à Julien; c'est le prince d'Araceli, ambassadeur de ***. Ce matin il a demandé mon extradition à votre ministre des Affaires étrangères de France, M. de Nerval. Tenez, le voilà là-bas, qui joue au whist. M. de Nerval est assez disposé à me livrer, car nous vous avons donné deux ou trois conspirateurs en 1816. Si l'on me rend à mon roi, je suis pendu dans les vingt-quatre heures. Et ce sera quelqu'un de ces jolis messieurs à moustaches qui m'empoignera.

— Les Infâmes I » s'écria Julien à demi haut.

Mathilde ne perdait pas une syllabe de leur conversation. L'ennui avait disparu.

« Pas si infâmes, reprit Le comte Altamira. Je vous ai parlé de moi pour vous frapper d'une image vive. Regardez le prince d'Araceli; toutes les cinq minutes, il jette les yeux sur sa Toison d'or; il ne revient pas du plaisir de voir 'ce colifichet sur sa poitrine. Ce pauvre homme n'est au fond qu'un anachronisme. Il y a cent ans la Toison était un honneur insigne, mais alors elle eût passé bien au dessus de sa li'le. A u joiird'liui, parmi les gens bien nés, il faut être un Araceli pour et) être enchante.

11 eût fait pendre tout une ville entière pour l'obtenir.

— Est-ce à ce prix qu'il l'a eue? dit Julien avec anxiété.

— Non, pas précisément, répondit Altamira froidement, il a peut-être fait jeter à la rivière une trentaine de riches propriétaires de son pays, qui passaient pour libéraux.

— Quel monstre! » dit encore Julien.

Mlle de La Mole, penchant la tête avec le plus vif intérêt, était si près de lui, que ses beaux cheveux touchaient presque son épaule.

« Vous êtes bien jeune! répondit Altamira. Je vous disais que j'ai une sœur mariée en Provence; elle est encore jolie, bonne, douce; c'est une excellente mère de famille, fidèle à ses devoirs, pieuse et non dévote.

— Où veut-il en venir? pensait Mlle de la Mole.

— Elle est heureuse, continua le comte d'Altamira; elle Tétait en 1815. Alors j'étais caché chez elle, dans sa terre près d'Antibes; eh bien, au moment où elle apprit l'exécution du maréchal Ney, elle se mit à danser!

— Est-il possible? dit Julien atterré.

— C'est l'esprit de parti, reprit Altamira. Il n'y a plus de passions véritables au xix8 siècle : c'est pour cela que l'on s'ennuie tant en France. On fait les plus grandes cruautés, mais sans cruauté.

— Tant pis! dit Julien; du moins, quand on fait des crimes, faut-il les faire avec plaisir : ils n'ont que cela de bon, et l'on ne peut même les justifier un peu que par cette raison. »

Mlle de La Mole, oubliant tout à fait ce qu'elle se devait a elle-même, s'était placée presque entièrement entre Altamira et Julien. Son frère, qui lui donnait le bras, accoutumé à lui obéir, regardait ailleurs dans la salle, et, pour se" donner une contenance, avait l'air d'être arrêté par la foule.

« Vous avez raison, disait Altamira; on fait tout sans plaisir et sans s'en souvenir, même les crimes. Je puis vous montrer dans ce bal dix hommes peut-être qui ■eront damnés comme assassins. Ils l'ont oublié, et le monde aussi 1.

1. C'eut un mécontent qui parle. (Nota <lr Molière <ni Tartufe.) — (Noie: de Stendhal.)

Plusieurs sont émus jusqu'aux larmes si leur chien se casse la patte. Au Père-Lachaise, quand on jette des fleurs sur leur tombe, comme vous dites si plaisamment à Paris, on nous apprend qu'ils réunissaient toutes les vertus des preux chevaliers, et Ton parle des grandes actions de leur bisaïeul qui vivait sous Henri IV. Si, malgré les bons offices du prince d'Araceli, je ne suis pas pendu, et que je jouisse jamais de ma fortune à Paris, je veux vous faire dîner avec huit ou dix assassins honorés et sans remords.

« Vous et moi, à ce dîner, nous serons les seuls purs de sang; mais je serai méprisé et presque haï, comme un monstre sanguinaire et jacobin, et vous méprisé simplement comme homme du peuple intrus dans la bonne compagnie.

— Rien de plus vrai », dit Mlle de La Mole. Altamira la regarda étonné; Julien ne daigna pas la

regarder.

« Notez que la révolution à la tête de laquelle je me suis trouvé, continua le comte Altamira, n'a pas réussi, uniquement parce que je n'ai pas voulu faire tomber trois têtes et distribuer à nos partisans sept ou huit millions qui se trouvaient dans une caisse dont j'avais la clef. Mon roi, qui aujourd'hui brûle de me faire pendre, et qui, avant la révolte, me tutoyait, m'eût donné le grand cordon de son ordre si j'avais fait tomber ces trois têtes et distribuer l'argent de ces caisses : car j'aurais obtenu au moins un demi-succès, et mon pays eût eu une charte telle quelle.... Ainsi va le monde; c'est une partie d'échecs.

— Alors, reprit Julien, l'œil en feu, vous ne saviez pas le jeu; maintenant

— Je ferais tomber des tètes, voulez-vous dire, et je ne serais pas un girondin comme vous me le faisiez entendre l'autre jour ?... Je vous répondrai, dit Altamira d'un air triste, quand vous aurez tué un homme en duel, ce qui encore est bien moins laid que de le faire exécuter par un bourreau.

— Ma foi! dit Julien, qui veut la fin veut les moyens; si, au lieu d'être un atome, j'avais quelque pouvoir, je ferais pendre trois hommes pour sauver la vie à quatre. »

Ses yeux exprimaient le feu de la conscience et le mépris des vains jugements des hommes: ils renom trcient ceux de Mlle de La Mole tout près de lui, et ce mépris, loin de se changer en air gracieux et civil, sembla redoubler.

Elle en fut profondément choquée; mais il ne fut plus en son pouvoir d'oublier Julien; elle s'éloigna avec dépit, entraînant son frère.

« 11 faut que je prenne du punch, et que je d . beaucoup, se dit-elle; je veux choisir ce qu'il y a de mieux, et faire effet à tout prix. Bon, voici ce fameux impertinent, le comte de Fervaques. » Elle accepta son invitation ; ils dansèrent. « Il s agit de voir, pensa-t-elle, qui des deux sera le plus impertinent; mais, pour me moquer pleinement de lui, il faut que je le fasse parler. » Bientôt tout le reste de la contredanse ne dansa que par contenance. On ne voulait pas perdre une des reparties piquantes de Matbilde. M. cfe Fervaques se troublait, et, ne trouvant, que des paroles élégantes, au lieu d'idées, faisait des mines; Mathilde, qui avait, de l'humeur, fut cruelle pour lui, et s'en fit un ennemi. Elle dansa jusqu'au jour, et enfin se ratura horriblement fatiguée. Mais, en voiture, le peu de force qui lui restait était encore employé à la rendre triste et malheureuse. Elle avait été méprisée par Julien, et ne pouvait le mépriser.

Julien était au comble du bonheur. Kavi à son insu par la musique, les fleurs, les belles femmes, l'éléganee générale;, et, plus que tout, par son imagination, qui rêvait des distinctions pour lui et. la libellé pour tous : « Quel beau bal! dit-il au comte, rien n'y

manque.

— Il y manque la pensée », répondit Altamira.

Kl sa pbvsionomie Irabissait ce mépris, QUI n'en <~t

que plus piquant parce qu'on voit que la pelil imposa U devoir de b cacher.

« Vous y êtes, monsieur le comte. N'est-ce pas, la peii^e... d conspira nte encore V

— Je suis ici à cau.se de mon nom. Mais on bail la pensée dans VOS salons. Il faut qu'elle ue l'élève pas au-

d' u 'le li pointe d'un couplet de vaudeville : abus

on la récompense. Mais l'homme qui pense, s'il a de I énergie et de la nouveauté dans ses saillies, vous la |. pelez cynique. N'est-ce pas ce nom-là qu'un de vos juges a donné à Courier? Vous l'avez mis en prison, ainsi que Béranger. Tout ce qui vaut quelque chose, chez vous, par l'esprit, la Congrégation le jette à la police correctionnelle ; et la bonne compagnie applaudit.

« C'est que votre société vieillie prise avant tout les convenances.... Vous ne vous élèverez jamais au-dessus de la bravoure militaire; vous aurez des Murât, et jamais des Washington. Je ne vois en France que de la vanité. Un homme qui invente en parlant arrive facilement à une saillie imprudente, et le maître de la maison se croit déshonoré. »

A ces mots la voiture du comte, qui ramenait Julien, s'arrêta devant l'hôtel de La Mole. Julien était amoureux de son conspirateur. Altamira lui avait fait ce beau compliment, évidemment échappé à une profonde conviction : « Vous n'avez pas la légèreté française, et comprenez le principe de l'utilité ». Il se trouvait que, justement Tavant-veille, Julien avait vu Marino Falicro, tragédie de M. Casimir Delavigne.

« Israël Bertuccio n'a-t-il pas plus de caractère que tous ces nobles Vénitiens? se disait notre plébéien révolté; et cependant ce sont des gens dont la noblesse prouvée remonte à l'an 700, un siècle avant Charlema^ne, tandis que tout ce qu'il y a de plus noble ce soir au bal de M. de Retz ne remonte, et encore clopiaclnpant, que jusqu'au xilT siècle. Eh bien! au milieu de ces nohles de Venise, si grands par la naissance, c'est d'Israël Bertuccio qu'on se souvient.

Une conspiration anéantit tous les titres donnés par les caprices sociaux. Là, un homme prend d'emblée le rang que lui assigne sa manière d'envisager la mort. L'esprit lui-même perd son empire....

Que serait Danton aujourd'hui, dans ce siècle des Valenod et des Rimai? Pas même un substitut du procureur du roi....

Que dis-je? il se serait vendu à la Congrégation: il serait ministre... il sérail ministre, car enfin ce grand

Danton a volé. Mirabeau aussi s'est vendu. Napoléon avait volé des millions en Italie, sans quoi il eût été arrêté tout court par la pauvreté, comme Pichegru. La Fayette seul n'a jamais volé. Faut-il voler, faut-il se vendre? » pensa Julien. Cette question l'arrêta court. Il passa le reste de la nuit à lire l'histoire de la Révolution.

Le lendemain, en faisant ses lettres dans la bibliothèque, il ne songeait encore qu'à la conversation du comte Altamira.

« Dans le fait, se disait-il après une longue rêverie, si ces Espagnols libéraux avaient compromis le peuple par des crimes, on ne les eût pas balayés avec cette facilité. Ce furent des enfants orgueilleux et bavards... comme moi! s écria tout à coup Julien comme se réveillant en sursaut.

« Qu'ai-je fait de difficile qui me donne le droit de juger de pauvres diables, qui, enfin, une fois en la vie, ont osé, ont commencé à agir? Je suis comme un homme qui, au sortir de table, s'écrie : Demain, je ne dînerai pas; ce qui ne m'empêchera pas d'être fort et allègre comme je le suis aujourd'hui. Qui sait ce qu'on éprouve à moitié chemin d'une grande action ?... » Ces hautes pensées furent troublées par l'arrivée imprévue de Mlle de La Mole, qui entrait dans la bibliothèque. 11 était tellement animé par son admiration pour les grandes qualités de Danton, de Mirabeau, de Garnot, qui ont su n'être pas vaincus, que ses yeux s'arrêtèrent sur Mlle de La Mole, mais sans songer à elle, sans la saluer, sans presque la voir. Quand enfin ses grands yeux si ouverts s'aperçurent de sa présence, son regard s'éteignit. Mlle de La Mole le remarqua avec amertume.

En vain elle lui demanda un volume de Yllistoire de France de Vély, placé au rayon le plus élevé, ce qui obligeait Julien à aller chercher la plus grande des deux échelles. Julien avait approché l'échelle; il avait cherché Le volume, il le lui avait remis, sans encore pouvoir songer à elle. En remportant l'échelle, dans sa précipitation, il donna un coup de coude dans une des glaces de la bibliothèque; les éclats, en tombant

sur le parquet, le réveillèrent enfin. Il se hâta de faire des excuses à Mlle de La Mole; il voulut être poli, mais il ne fut que poli. Mathilde vit avec évidence qu'elle l'avait troublé, et qu'il eût mieux aimé songer à ce qui l'occupait avant son arrivée, que lui parler. Après l'avoir beaucoup regardé, elle s'en alla lentement. Julien la regardait marcher. Il jouissait du contraste de la simplicité de sa toilette actuelle avec l'élégance magnifique de celle de la veille. La différence entre les deux physionomies était presque aussi frappante. Cette jeune fille, si altière au bal du duc de Retz, avait presque en ce moment un regard suppliant. « Réellement, se dit Julien, cette robe noire fait briller encore mieux la beauté de sa taille. Elle a un port de reine; mais pourquoi est-elle en deuil?

« Si je demande à quelqu'un la cause de ce deuil, il se trouvera que je commets encore une gaucherie. » Julien était tout à fait sorti des profondeurs de son enthousiasme. « Il faut que je relise toutes les lettres que j'ai faites ce matin; Dieu sait les mots sautés et les balourdises que j'y trouverai. » Gomme il lisait avec une attention forcée la première de ces lettres, il entendit près de lui le bruissement d'une robe de soie; il se retourna subitement : Mlle de La Mole était à deux pas de sa table, elle riait. Cette seconde interruption donna de l'humeur à Julien.

Pour Mathilde, elle venait de sentir vivement qu'elle n'était rien pour ce jeune homme; ce rire était fait pour cacher son embarras ; elle y réussit.

« Evidemment, vous songez à quelque chose de bien intéressant, monsieur Sorel. N'est-ce point quelque anecdote curieuse sur la conspiration qui nous a envoyé à Paris M. le comte Altamira? Dites-moi ce dont il s'agit : je brûle de le savoir; je serai discrète, je vous le jure ! » Elle fut étonnée de ce mot en se l'entendant prononcer. Quoi donc, elle suppliait un subalterne! Son embarras augmentant, elle ajouta d'un petit air légor :

« Qu'est-ce qui a pu faire de vous, ordinairement si froid, un être inspiré, une espèce de prophète de Michel-Ange? »

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Cctto vive et indiscrète interrogation, blessant Julien profondément, lui rendit toute sa folie.

« Danton a-t-il bien fait de voler? lui dit-il brusquement et d'un air qui devenait de plus en plus farouche. Les révolutionnaires du Piémont, de l'Espagne, devaientils compromettre le peuple par des crimes? donner à des gens même sans mérite toutes les places de l'armée, toutes les croix? les gens qui auraient porté ces croix n'eussent-ils pas redouté le retour du roi? fallait-il mettre le trésor de Turin au pillage? En un mot, madomoisellc, dit-il en s'approcbant d'elle d'un air terrible, l'homme qui veut chasser l'ignorance et le crime de la terre doit-il passer comme la tempête et faire le mal comme au hasard? »

Mathilde eut peur, ne put soutenir son regard, et recula deux pas. Elle le regarda un instant; puis, honteuse de sa peur, d'un p;ts léger elle sortit de la hihliothèque.

la REINK MARGUERITE

Julien relut ses lettres. Quand la cloche du dinar m fit entendre : « Combien je dois avoir été rid '<-n 1<> aux yeux de cette poupée parisienne! se dit-il: quelle folie de lui dire réellement ce à quoi je pensais' mais peutêtre folie pas si grande. La vérité dans Cette occasion ét.'iit digne de moi.

« Pourquoi aussi venir m'interroger sur des G| *ea intimes! Cette question est. indiscrète de sa pari. Elle a

manqué d'usage. Mes pensées sur Danton ne font point

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