N° IL
Page 78. — Parle, Jehwh, ton seroHcur écoute.
Dans l'hébreu comme dans tous les idiomes anciens et dans l'a*
nbe aotod» le iuMêmentes^ tobjoiirs uéité enterslaisecoiide liersonne iihgmliire^ JHHaili lepliririiel vônà i cette déntière formulé «Bt ime înventioii de notre Europe, dont Forîgihe ne serait pas ittdigne de reéherdieê ; le in et toi porte uh caractère d'égalité entre les permiiieS) qui semble appartenir spécialement à un état de sùciété santngc^ dans lequel chaque itodlYitidU âe sent isoté^ et considère comme tel ôon semblable; le vous, au contraire» sem« Mè indiquer un état de Société civilùé et compliqué dans lequel chaque individu se sent sodtehb d*Urie fufniile ou d^une /ac/fon dont il iialt {iartie: le É(àUVa|e dit mûi ttout èeni, et toi de méfhê: rhoméie civilisé dit: Mbî it tei inièm, kom; toi et îtà titns, vous ; rbomme en pouvoir a dû coiilmcîiéer ce régmie : inol et nM9getts> nmis rouloni^, nous ô)*d6iinoné: en agiâsatit contre rtommè faible, ftolé, il lui a dit, toi qui es seul. Le vous est devenu on sigiie de puissance de supériotité, un tértne de respect. . . Le tk est resté un terme d*égalfté1ion révérencieuse: voilà sans doute pourquoi le traducteur français cathodique l'a banni comme tin indicé de mœurs grossières ^ inm parce que cette grossièreté e^ un trait essentiel du tableau, c'est commettre un faux matériel que de le dissimuler. — Il en est de même de fdnMeur expressions ordurières et obcènes que dissimulent toutes les traductions. On â honte de la grossièreté des mots et dei^ mœurs; et l'on n'a pas honte de la grossière absurdité des idées et des opinit)ns que Ton lions fait digérer! Voilà ce peuple chéri que Ton ventatroirétééfoi pour attirer sur soi son manteau I.
Pag. 121. L'obscur laconisme de l'hébreu dans ce passage h'é été compris d'aucun traducteur : le grec ne présente pas de sens raisonnable ; le latin , qui a voulu en faire on, et qui a été copié par le français, l'anglais, etc., s'exprime ainsi: — ^ Sfmt-ce dt^ it holocaustes et des victimes que le Seigneur demande? n'i^st-ce » pas plutôt que l'on obéisse à sa voix? L'obéissaiide eât hieiH^Ure é que les victimes ; il vaut mieux lui obéir que de lui offrir les bé- » liers les plus gras, car c'est tihe espèce de magie de ne vouloir » pas se soumettre ; et ne pas se rendre à sa volonré, c'est le crime » de l'idolâtrie. »
L'on voit que ceci est un pur radotage privé de sens . Voici le texte :
An volantas Domino in oscenHonibuê et vietimUf ticut audiem in Hé Hafs riehouh bé aloût oua zabahim ke somft be verbo Dei? Hic audiens ex victimâ bonum {ou boni) in inspeetione adipiê qôl lehouhheneh sema me zabah toub le héqsib miihld>
érîeium ; quia peccaium divinationis rebélli» ei vûcuHoê et îdol^ fiààem» aîlïm ki Hâtât quesm meri ou âoati où tatiflffiÉi be ftor*
Le latin ne rend pas parfaitem^t le texte , parce qae dans Thébreu les genres manquent de signes comme dans Tanglais; par exemple , toub est comme good^ et peut signifier bon , bonne, bonté. L'on voit la difSculté de saisir le sens d'un style si oraculaire ; mais quelle est ici la pensée de Samuel ? se dit interprète de Dieu , recevant sa parole tête à tête comme Moïse ; si d'autres que lui parvenaient à connaître cette parole ou ceUe volonlé par le moyen des victimes , son privilège serait perdu : il a donc intérêt dft décréditer ce moyen, et comme Q en connaît la fausseté» en le décréditant » il met les prêtres hors de pair avec lui sans qu'ilsosent s'^n plaindre ; ce doit être là le sens de ses paroles à Saiil. Le français Mttéral peut se dire ainsi :
« Dieu veiU'il des victimes et des {fumées) montantes {de 9 griUades (car c'est le vrai sens d'holocautes), autant que l'au- » dition {obéissante) à sa parole ? Ici V^n écoute {on veutcon-
• naître) le bon (sttccès) par la victime en regardant avec at-
* iention la graisse des béliers. »
Or y ou mais (le mot hébreu ki a une multitude de sens» même le dlsjonctif)» or^ ou mais^ le péché de devination esi révolte^ chimère , confiance aux idoles^ etc.
Du moins ici il y a un sens raisonnable et non pas forcé w. nul , comme lorsque le mot toub est traduit par meilleur et que l'on renverse la phrase pour le phcer. On ne saurait te nier, les livres hébreux sont encore à traduire. On a beau nous vanter nos pères en doctrines ; les anciras ont manqué totalement de critique , et de plus, ils ont manqué des moyens scientifiques que le tenoiMS a cumulés en faveur des modernes: il est démontré que les prétendus septantes n'ont point entendu l'hébreu, malgré toute b fable dHnspiration dont on a voulu les entourer, et dont la fourberie est démontrée par le savant bénédictin Montfaucon, dans les Hexaplei d'Origène , tom. 1".
i^9 NOTES.