‹ Œuvres Choisies de VChapitre 20 sur 109 · CHAPITRE Vlil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vlil

que certaines semences contenaient sous un petit vo« lume une substance saine, propre à se transporter et à se conserver, ils imitèrent le procédé de la nature; ils confièrent à la terre le riz, l'orge et le blé, qui fiructifièrent au gré de leur espérance, et ayant trouvé le moyen d'obtenir, dans un petit espace^ et sans déplacement^ beaucoup de subinstances et de longues provisionsy ils se firent des demeures sédentaires ; ils construisirent des maisons, des bameaux, des villes, formèrent des peuples, des nations, et Vamour de soi produisit tous les développements du génie et de la puissance.

Ainsi, par Tunique secours de ses facultés, l'homme a su lùi-méme s'élever à Tétonnante hauteur de sa fortune présente. Trop heureux si, observateur scrupuleux de la loi imprimée à son être, il en eût fidèlement rempli Tunique et véritable ol)jet! Mais, par ime imprudence fatale, ayant tantôt méconnu, tantôt transgressé sa limite, il s*est lancé dans un dédale d'erreurs. et d'infortunes; et Vamour de soi^ tantôt déréglé et tantôt aveugle^ est devenu un principe fécond , de calamités.

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