CHAPITRE XVIII
Srfroî et eontpîrAtîon âéÈ tyraiif.
Cependant, à peine le cri solennel de VégatUé et de la liberté eut-il retenti sur la terre, qu'un mouvement de trouble et de surprise s'excita au sein des nations ; et d'une part la multitude émue de désir, mais indécise entre r^spérance et la crainte, entre le sentiment de ses droits et l'habitude de ses chaînes, commença de s'agiter; d'autre part, les rois, réveillés subitement du sommeil de l'indolence et du despotisme, craiffnirent d^ voir renverser leurs trônes ; et partout ces classes de tyrans civils et sacrés qui trompent les rois et oppriment les, peuples furent saisies de rage et d'effroi ; et tramant des desseins perfides : « Malheur à nous, dirent-ils, si le cri funeste de la liberté parvient à l'orejHe de la multitude ! Malheur à nous, si ce pernicieux esprit de justice se propage!.-. » Et voyant flotter l'étendard : « Concevez-vous Tessaim de maux renfermés dans ces seules paroles? Si tous les homnies sont égauxj où sont nos dfoits exclusifs d'honneur et de puissance? Si tous sont ou doivent être libres ^ qu^ deviennent no§ esclaves, nos serfs^ nos propriétés t Si tous sont égaux dans l'état civil, où sont nos prérogatives de naissance, d'hérédité ? et -que devient la noblesse f S^ils sont tous é;gaux devant Dieu, où est le besoin de médiateurs? et que devient le sacerdoce? Ahl pressons-nous de détruire un germe si fécond, si contagieux! Employons tout notre art qontre cette cala-
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