‹ Œuvres Choisies de VChapitre 65 sur 109 · CHAPITRE XXn. i4i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXn. i4i

lions, d'un dieu en poisson, en sanglier y en lion^ en ior-lue, et toutes ces monstrueuses aventure^, ne sont que les métamorphoses de l'astre qui, passant successive \ ment dans les signes des douze animaux, fut censé en prendre les figures et en remplir les rôles astronomiques. Vous, Japonais! votre taureau qui brise l'œuf du monde n'est que celui du ciel qui, jadis, ouvrait l'âge de la création, l'équinoxe du printemps. C'est ce même bmtf Apis qu^adorait l'Egypte, et que vos ancêtres, ô rabbins juife! adorèrent aussi dans l'idole du veau d'or. C'est encore votre taureau, enfants de Zoroastre! qui, jsacrifié dans les mystères symboliques de Miliraj versait un sang fécond pour le monde. Et vons^ chrétiens ! votre bœuf de l'Apocalypse, avec ses ailes, symbole de l'air , n'a pas une autre origine ; et votre agneau de Dieu, immolé comme le taureau de Mitkra, pour le salut du monde, n'est encore que ce même «oleil en signe du bélier céleste, lequel, dans un âge po& térieur, ouvrant à son tour l'équinoxe, fut censé délivrer le monde du règne du mal, c'est-à-dire de la constellation du serpent, de cette grande couleuvre^ mère de l'hiver, tt emblème de VAhrimancs ou Satan du Verses^ vos instituteurs. Oui, vainement votre zèle imprudent dévoue les idolâtres aux tourments du Tartare qu'ils ont inventé ; toute la base der votre système n'est que le culte du soleil , dont vous avez rassemblé les attributs sur votre {Principal personnage. C'est le soleil qui, sous le nom S! Or us, naissait, comme votre Dieu, au solstice d'hiver, dans les bras de la vierge ce-teste j et qui passait une enfance obscure^ dénuée j diset-teuse, comme Test la saison des frimas. C'est lui qui, sous le nom d'Osiris, persécuté par Typhon et par le* tgrans de Tair, était mis à mort, renfermé dans un tombeau obscur^ emblème de V hémisphère d'hiver^ et qui

14^ LKS RUINES.

ensuite, se relevant de la zone inférieure Vers le point l^ulminant des cieux, ressuscUait vainqueur des géants et des anges destrucieurs,

a Vous , prêtres ! qui murmurez, vous portez ce? signes sur tout votre corps : votre tonsure est le rfwj«6 eu êoleil, votre étote est son zodiaque, vos chapelets sont Femblème des astres et des planètes. Vous, pofitifes et prélats ! votre mitre, votre crosse, votre manteau, sont ceux d'Osiris ; et cette crota?, dont vous vantez le wy<- . ihre sans le comprendre, est la croix de Sérapis^ tracée par la main des prêtres égyptiens sur le plan d'un monde figuré, laquelle, passant par les équinoxes et par les tropiques, devenait l'emblème de la vie futun et de la résurrection, parce qu'elle touchait aux portei d'ivoire et de corne, par où les âmes passaient aui deux. »

A ces mots, les docteurs de tous les groupes commencèrent de se regarder avec étonnement ; mais nul ne rompant le silence, l'orateur continua :

a Et trois causes principales concoururent à cette eoûf uSion des idées. Premièrement, les expressions figurées par lesquelles le langage naissant fut contraint de peindre les rapports des objets ; expressions qui, passant ensuite d'un sens propre à un sens général, d'un sens physique à un sens moral, causèrent, parleurs équivoques et leurs synonymes, une foule de méprises.

« Ainsi, ayant dit d'abord que le soleil surmontait, venait à bout de douze animaux, on èrut par la suite qu'il les tuQÎt, les combattait, les domptait; et Ton en fit la vie historique d'Hercule.

« Ayant dit qu'il réglait le temps des travaux, des semailles, des moissons, qu'il distribuait les saisons, les occupations ; qu'il parcourait les climats, qu'il dominait

CRAPITHË un. 145

^urla tefre^ etc., on le prit pour un roi léginlatéur^ pour un guerrier eonquérant, et Ton en composa This* loire d'OuVi*, de Bacchus et de leurs semblables,

c< Ayant dit qu une planète entrait dans un signe, on lit de leur conjonction un mariage , un aduUère^ un «nce^te. Ayant dit qu'elle était cachée, ensevelie^ parce qu'après avoir disparu elle revenait à la lumière et remontait en exaltation f on la dit morte y ressuscitée, en^ levée au ciely etc.

. « Une seconde cause de confusion fut les figurée matérielles elles-mêmes par lesquelles on peignit d'abord les pensées, et qui, sous le nom à' hiéroglyphes oti caractères sacrés, furent la première invention de Fesprit. Ainsi, pour avertir de Vinondation et du besoin de s'en préserver, l'on avait peint une nacelle, le navire Argo; pour désigner le ventj l'on avait peint urte aile d'oiseau; pour spécifier la saison^ le mois, Y on avait peint ro9>^au de passage, Vinsecte* Y animal qui apparaissait à cette époque ; pour exprimer Y hiver; on peignit un porcj un serpent, qui se plaisent dans les lieux hu^ mides; et la réunion de ces figures avait des sens coti*venus de phrases et de mots. Mais comme ce sens ne portait par lui-même rien de fixe et de précis ; comme le nombre de ces figures et de leurs combinaisoiid devint excessif, et surchargea la mémoire, il en résulta d'abord des confusions, des explications fausses. En* suite le génie ayant inventé l'art plus simple d'appliquer les signes aux sons, dont le nombre est limité, et de peindre la parole au lieu des pensées, Vécriture alphabài(iue fit tomber en désuétude les peintures hiéro* glyphiques; et, de jour en jour, leurs significations oubliées donnèrent lieu à une foule d'illusions, d'équivoques et d'erreurs.

« Enfin^ une troisième cause de confusion fut l'or-

ganisation civile des anciens Etats. En effet, lorsque les peuples commencèrent de se livrer à Tagriculture, la formation du calendrier rural exigeant des observations astronomiques continuel, il fut nécessaire d'y préposer quelques individus chargés de veiller à l'apparition et au coucher de certaines étoiles ; d'avertir du retour de l'inondation, de certains vents, de l'époque des pluies, du temps propre à semer chaque espèce de grain : ces hommes, à raison de leur service, furent dispensés des travaux vulgaires, et la société pourvut à leur entretien. Dans cette position, uniquement occupés de Tobser/ation, ils ne tardèrent pas de saisir les grands phénomènes de la nature, de pénétrer même le secret de plusieurs dé ses opérations : ils connurent la marche des astres et des planètes ; le concours de leurs phases et de leurs i;etours avec les productions de la terre et. le mouvement de la végétation ; les propriétés médicales ou nourrissantes des fruits et des plantes ; le jeu des éléments et leurs affinités réciproques. Or, parce qu'il n'existait de moyens de communiquer ces connaissances que par le soin péùible de F instruction orale, ils ne les transmettaient qu'à leurs amis et à leurs parents ; et il en résulta une concentration de toute science et de toute instruction dans quelques familles, qui, s'en arrogeant le privilège exclusif, prirent un esprit de corps et d'isolement funeste à la chose publique. Par cette succession continue des mêmes recherches et des mêmes travaux, le progrès des connaissances fut à la vérité plus hâtif; mais par le mystère qui l'accompagnait, le peuple, plongé de jour en jour dans de plus épaisses ténèbres, devint plus superstitieux et plus asservi. Voyant des mortels produire certains phériomèiies, annoncer^ comme à volonté, des éclipses et des comètes,

cMnrm xxii. t^

l^rit* des mabidkss/ manier ^des serpei^ts, il les. crut tn communicationj avec les puissances eéUsUs ; et pottr obteair h^ bieas ou irepoi&se^ les maux qu'il en ntten-» dait, il les prit pour ses médiateurs et ses interprètes ; et il s'établit, au sein des Etats, des 'corporations sacrilèges d'hommes "Aj^crî^i^ et trofàpeurs, q[ui attirèrent à euix tous les pouvoir^; et les^r^^^^, à la fois astronomet^ ikéologuesy physiciens ^ médecins^ magiciens^ interprètes des dieux j oracles des peuples^ rivaux des rois y ou leurs conèplices^ étaUirent, sous lé nom de religion^ un empire de mgslhi^e et nn monopole d^ instruction ^ qui ont perdu juscpi'à ce jour les nations. ...»

A ces mois, les prêtres de tous les groupes inter-, rompirent r orateur; et, jetant de grands cris, ils Taccusèrentd'impiétî, d'irréligion, de blasphème, et voulurent l'empêcher de continuer; mais le législateur ayant' observé que ce n'était qu'une exposition de faits historiques j que, si ces faits étaient faîix ou con-* trouvés, il serait aisé de les démentir ; que jusque-là l'énoncé de toute opinion était libre, sans quoi il était impassible de découvrir lâ vérité, Torateur reprit : . ce Or, de toutes ces causes- et de l'association continuelle d'idées disparates, résultèrent une foule de désordres dans la théologie, dans la morale, dans les traditions ; et d'abord, parce que les animaux figurèrent les astres, il arriva que les qualités des brutes, leurs penchants, leurs sympathies, leurs aversions passèrent aux dkmx, et fur^t supposés être leurs ac* tions : ainsi, le dieu icknéumon fit la guerre au dieu erocçd^e^ le dieu loup voulût mawgerlè dieu màulùn; le dieu ibis A&fOt^\e àxèvi^erpent ; et la divinité devint 1IA être bizarre^ caprkietmy féroce y dont l'idée dérégla le jugement de l'homme, et corrompit sa moi^àle nveç sa raison.

4» Bt parce qoe, dans Tcsprit de leur culte, cb&<iue {Miflle, cbaqae nation arait prts pour fialma apécial un ûdrf, une &omteltaHon, les affections et les antipathies deraaîMia/ $jmk^ poissèrtni à ses sectateurs; et les partisans du dieu cAt^ii furent ennemis de ceux dn dieu lonp; les adat^ateurs du dieu hmvf eurent en horreur ceux qui le mangeaient; et la religion devint un mobile de haine et de combats, une cause insensée de d^ire et de superstition.

a D'autre part, les noms des a»ireê^anmanx ayant, par cette même raison de patronage, été imposés à des peuples, à des pays, à des montagnes, à des fleu* ves, ces cd>jets furent pris pour des dieuxj et il en résulta un mélange d'êtres géographiques, historiques et mythologiques, qui confondit toutes les traditions.

a Enfin, par Tanaiogie des actions qu'on leur supposa, les dimx^astres ayant été pris pour des hommes^ pour des héros ^ pour des rof>, les rois et les héros prirent à leur tour les actions des dieux pour modèles, et devinrent par imitation guerriers, conquérants, sanguinaires, orgueilleux, lubriques, paresseux; et la religion consacra les crimes des despotes, et pervertit les principes des gouvernements.

g IV. Qaaiffème sygtème. Cufle des detit pHnd pes, on doaUsme.

Cl Cependant les prêtres astronomes, dans Tabondance et la paix de leurs temples, firent de jour en jour de nouveaux progrès dans les sciences ; et le iy«ime dnwmU s'étant développée graduellement à leurs yeux, ils élevèrent successivement diverses hypotihet de ses effets et de ses ojfeniê, qui devinrent autant ék 9f$tiime$ ihéQhgi^ues.

« Et dabor<l, les navigations des peuples làavWmi

cBumn m. m

fitUêtme^mmés des Uêmaéés à^hûéeté'khi^is^UvkP ayant fdit «onoaHre la U^m dii|Hil0 les Ifrt Fénênifhé jusqu'à la SéHfm0-, et d«{m)8 la Baltique jmqu'aur sources du Nil, la comparaison des phcnDmènes èë diverses zom» leur découvrit la rond$up du gloèê, et fit naître une nouvelle théorie. Ayant reiufirqué nu^' toutes les ôpépûtionêàe la nature, dans la période an^ ttuelle, se résumaient en rf#i*â> prindprfUs^ celle de pré*^ dnifê et celle de éêttuife; que, sur \â majeure partie du 0^bê, chacune de c<» cqpératiâns s'accomplissait également de Tun à Tautre équinoxe 5 c'est-à-dire que pendant les six mois d'été tout se prûcréaif^ se muMpliaU^ et que pendant les six mois d'hiver tout /«»- ^uiêiaiêf élaU presque mort, ils supposèrent, dans lâ NÀTUfti, dêg puiêêaneen ceniraireê en un état continuel de hMe et d'^fibrt; et, considérant sous ce rapport la ^bère c^este, ils divisant les tableaux qu^ils en figoraaent en deux moitiés où hémhpkhresj tels que le^ eonatellations qiil se trouvaient dans le ciel dêté formèrent un empire direct et supérieur^ et celles qui sç' trouvaient dans le ciel à'hiver formèrent un empire êmHpùàé et inférieur. Or, de ce que les constettations d*étfr aeeêmpeignaient la saison des jours longs, brilknls et chauds, ainsi que des fruits et des moissons, eftea furent censées des puissances de lumme^ de fécon-^ âttéy de erfationy et, par transition du sens physique au moral, des génies^ des anges de science j' de bienfait semée, de pnreté et de vertu : et dé ce que les cgnsleUa-' t$6ns d'hiver se liaient aux longues nuits, aux brumes polaires, dles furent des génies de ténebreSy de destruc^ ttm^ dte màrtj et, par transition, dçs anges dUgnorance^ de méchanceté^ de péché et de v/c^. Par une telle disposîtloè, le *lèl se trouva partagé en deux doil^iiines, en iem faetiM^ , et déjà Tanalogie des idées humaines

449 US Mims.

ouvrait uae vaste carrière aux écarts de l'imagiBation; maiftuaecireonstan^eparticaliière détermina, si même ellie n'occasionna, la méprise et Tilluaion. (Stiivez la planche II l.)

c< Dans la projection de la sphère céleste que traçaient les prêtres astronomes^ le zodiaque et l<is constellations, disposés circulairem^at, présentaient leurs moitiés en opposilion diamétrale ; rhémisphère d'biver, afUipodé à celui d'été, lui était adverse j contraire^ opposé. Par la métaphore perpétuelle, ces mots passèrent au sens moral ; et les anges, les génies adverses de^ yiuvent des révoltés^ des eniiemis. Dès lors, toute l'histoire astronomique des constellations se changea en histoire politique ; le ciel fut un Etat humain où tout se passa ainsi que sur la terre. Or^ comme les Etats, la plupart despotiques^ avaient leur monarque, et que déjà le soleil en était un apparent des cieux, Théms-* phère d'éié, empire de lumpkre, et ses eonslellaiions, {peuple d'afi^f blancs, eurent pour roi un dieu éclairé^ inteUi" geniy créateur et bon» Et, comme toute faction rebelle doit avoir son chef^ le ciel d'Ait^^r, empire sotderrain de iénebres et de tristesse, et ses astres^ peuples d'anges npirs^ géants ou démons, eurait pour chef un génie malfaisant, dont le rôle fut attribué à la constellation la plus remarquée par chaque peuple. En Egypte, ce fut d'abord le scorpion^ premier signe zodiacal après la balance, et long-temps ckef des signes deThivcr; puis ce fut Voursj ou Vâne polaire, appelé Tgpkon, ç'est-à-dire déluge j à raison des pluies qui inondent la terre pendant que cet astre domine. Dans la Perse^ en un temps postérieur, ce fut le serpent qui, sous le nom d'Ahrimanes, forma la base du système de ZoroaUre; et c'est lui, ô chrétiens et yx\h\ qui est deveim votre serpent d'Eve (la vierge céleste) et celui de la crai>,

CUÀPiTKË XXll. Hé

dans les deux cas, ernUèmede Satat^, Nnmmi, le grand adversaire de \ ancien des jours, chanté par ÙMiel.

<K DaAs la Syi:îe, ce fat le ptorc on le sangHefj efiHenài d^AdoniSy parce que, dans cette ccmtréè, le rAlc de VvuTê boréal (ut rempli par ranimai dcmt les inclina^ tians fangeuses s(mt emblématiques de Vkiv4r; et VoiliÉ pourquoi, enfants de Moïse et.de Mahomet! vous Favez pris en horreur, à Timitation des prêtres dé Memphis et de Baaliek, qui détestaient en lui le nieor^ trier de leur dieu soleil. C'est aussi le type premier de votre Ckib-eny 6 Indiens! lequel fut jadis le Plnton de yosft*ères les Romains et les' Grecs : ainsi que viftrè Bràhma, ce dieu créateur n'est queTOrwMzd persan «et YOsiris égyptien, dont le nom même exprime un pourvoir créateur y producteur de fm^mes. Et ces dieux reça^ rent un culte analogue à leurs attributs vrais ou SeiMs; lequel, à raison de leur différence, se partagea en deux branches diverses. Dans l*une, le dieu bon reçut le culte à! amour etdeyoïV, d*où dérivent tous les actes religieux du genre gai ; les fêtes, les danses, les festins, les of&'andes de fleurs, de lair, de miel, de parfums, en un mot, de tout ce qui flatte les sens de Famef; Dans Tautre, le dieu mauvais reçut, au contraire, un culte de crainte et de douletir, d'où dérivent tous les actes religieux du genre triste; les pleurs, la désola^ tion, le deuil, ]es privations, les offrandes sanglantets et les sacrifices cruels.

a De là vient encore ce partage des êtres terrestres en purs ou impurs, en sacrés ou abominables^ selon que leurs espèces se trouvèrent du nombre des constellatiobs de Tun des deux dieux, et firent partie dé leur doniflfine : ce qui produisit d'une part les superstitions de souillures etcfe purifications, et de Tautre les prétendues vertus efficaces dea amulettes et das iaiismam.

Mi LES BVINES.

M Y0I18 oon^etei mainteMttti oontin^Ëi rorattnir m sh'adrewAt aux Indiens^ aux Peraesi aux juif«| aux cJunéiMiBi aux mUisulniaiiB ; vom ccmoivai: Torigine db oài îdéte (k^offté«^^ 4e réèdtiom^ qui r^mplié8(&iti éfilèménl mm fn^iM^fiés^ YoÙ8 voyex cé que iigai^ fitoi ks m||09 6/iiiK» et lea aHjf^v Mîr<i les c^n^inf et les urépkim d U télé d'aiy/^» de /^mi ou de foiiiv««{ hs <£rà#^ 4iMt8 ou effiiiiHI é eoriM «{^ b9uc, à quem et sêtrfHmt ; ies lr^$ et lêo éoiHiimHoU i^an^s mi«e^ «rifriNr 9it |r«rfa<îo4M €OmiM ks mpi sphitêê dea plmmM; toai Itm îouaat les mêmes r61»» ayiut les mêmes attri*' buts dans ks Vei^^ les BUlu ou le iéné-m^est^y soH l|u'ils aient pour 6hef Ormuzd ou JBraAaia^ fyf^Aon oU ^4tirM^ iftoAc/ ou Snétin; soit qu'ils se présentent s<m]^ k foi^me de géanlf à cent b^s et à pieds de serp^t» ou de dieux métamorphosés en /«enf ^ en téîs| en tea^ raa«r/en chats y comme dans les contes sacrés des Grecs et des Egyptiens ; volis aperœvea la fdiation «uocessive de ces idées, et commebt, à mesufe qo'ellel se sont éloignées de leurs sources, et que les espfUs se sont policés, ils en ont ad'Ouci les formes grossières pour les rapprocher d'un état moins clK)quant.

« Or, de même que le syst^e de deux ptindf^s, on dieux ofipû^f naquit de celui des iff^oles^ entrés tous dans sa c<^texture, de même vous allez voir nsi- Ire de lui un système nouveaui auquel il servit à soa tour de base et d'échelon.

8 V. GiHe mystfqtte et tooral, on sysièliie de r»ktn BMmds.

^ En effet, alors que le tul^ire entendit ptrler d'uw mMtau ciel et d'im wttti^ mmée^ il donna bienldt un corps à ces fdioks; il y pkça un théâtre sdlide^ dts réelies ; e^ ks kiotîoas géojpi^^ies et attra^

ghatube XXII. Hi

m w f i m viiicl^M i^rorisor, A même dkl M prbtd^

« D'uo^ |)ért) !le« nftvigatenri pliéiiieietis, cèn qm, ipaiKSdm les eol^m0:éMer€uU, aUaieiit chercher Tétaiti de 2'iti/«' et i'Mobre de U Batii^nêi râcôntaieht quli I ej^tréinité du moiuie, aa brat de TOoéaB (la Méd!^ lerraoée)) où le loleil «^ eow^ poai^ les eontféefi; Ii$i^ti4{ii4is, étÉieatdèsiibt /i»iïiiiM^«, séjoiii^ d'an prin temf^éteroeli et phnbksikdeïi ré^m hypefhw^ènneé^ falaoée» è^m ftiPT«(f*eb|)i vexent aiBc tropiqties ), ùà fégptait iwii «f^a«Ui^akii^ (1). Sur ces récité ma! cornipsMr, et êw» dotttè confusément fiaits^ Fimagination du peuple œmpôsa lea^Chfimps t^iée$j lieux de détices ptucés i/ens lia mende inférieur^ ayant lenr ciel, leur so* leil, leurs astres ; et ie TaHàPêi Hm de (enèbret, àlmmî" éitéj étfamgey ddfrinme. Ot^ pérèe que Thommc, cafkm de toat oe qu'il jgiior^- et aride dune longue wiirteiiçe, s'était déjà întérregé ;sur ce qu'il devenait afHPt» sa mort, parce qu'il àvâtt de bonne heure raisoo&é sur ie principe de vie cpav anime son corps^ qui s'en s^pai^e sans le déformer, et qu*il avait imaginé les smbitancéê déliées, les fantômes, les ombrée^ il aima i eroire qu'il continuerait, dans le monde sonterraiiiy cette vie qu'il lui coûtait trop de perdre ; et les lieux inferimus ftarent un emplacement comtnode pour recevo^ les objets chéris auxquels il ne pouvait re* nonoer.

« D antre part, les prétren astrologues et phymiens. £a«Mie»t'dé leurs cienx des récits, et ils en traçaient des tabieaut qui s'encadraient parfaitement dans ces fictions. Ayant appelé, dans leur langage métapliori<pie, les éfHÎnoxes et les solstices j les portes des deux

(4) Les miks de »ix mois.

jifâ LES mmus.

. Q\f,0ntrée^ des $ai«n$^ ik exf^qMient tes phéBomèiii!» terrestreé en disant « que par la.|»arl^de r^m^ (d*âbord le taureau, puisie. béber) etpar^ceÛe d<i cancer ^ des-cendaienllç» feuxmvifiwnls qavaîiimeBt au printemps la végétation, etles,e$prH$ a^àei^ qai cassent au soisiice le débordemeni du Nil ; que la porte d^tVoîre (la balance y et auparavant Varc ou aagM;laire) el pair eeUe du eafri-conte ou de IWne, s'en retournaient à leur source et remontaient à leur origine le&maftalton^ ou influences des çieux ; et la voie Jacidcj qui passait par ces parkê des sdisUces, leur semblait. pûo^ là exprès pour leur servir de route et de véhicule; de^plus, dans kur atlas, la scène céleste présentait .un flm:e. (le Nil, figuré^par les plis de V hydre), une barque (le navire ir^ro ) et le :kien SiriWy tous deuxrelatife à ce flmve^ dont ils pré- ^geaient Vin^ndation. Ces circonstances, assoçiées«aux premières et y ajoutant des détails, en augmentèveiiè les vraisemblances; et pour arriver au 7iir^ar^ ou à rÉlysée, il fallut que les âmes traver^ssent les flaires du Siyx et de YAchéron dans la nacelle du nocher Ca^ rouy et qu elles passassent par les pprtes de conte ou d'ivoire^ que gardait le chien Cmbere^ Enfin, un usagecivil se joignit à toutes ces fictions, et acheva de leur donner de la consistance.

ce Ayant remarqué que dans leur chnifit brûlmit^ la putréfaction des cadavres était un levain de pestte et de maladies, les habitants de T Egypte avaient, dans plusieurs états, institué l'usage d'inhumer Ijes morts hors de la terre habitée, dans le désert qui esta» coih chanl. Pour y arriver, il fallait passer leis canaux du fleuve, et par conséquent être reçu dans une barqw^ payer un salaire' au nocher, sans quoi, le corps privé de sépulture eût été la proie des bétes féroces. Celte coutume inspira aux législateurs civils et religieux un

GUAnrftt: xxii. iu

mc^en )^iW64nt d'în^uer sor le» mœurs ; et mriwaitt par la piélè filide et par le respeùi pour les niorlSvdet hommes groflflâers et fiérqeee, iU établirent pour oonedition néce8S«ii;e, d'avoir subi un jagemeat ppéalaUe qui décid&t si le mort méritait d etve adaûs au raag de sa 6miiUe dans la, aoîi\( cité. Une telle idée s ada}}tiiit trop, bien à toutes les autres pour ne pas s'y inoû^'* porer; le peuple ne tarda pas à l'y insociebr, et les enfers ^¥fent leur Minos et leur Maéamanike, avee la baguette, le siège, ks huissiers et l'urne, comme dmi l'état terrestre et civil. Alors la divinité devint un être moral et politique, un législateur social d'autant plus redouté, que ce législateur suprême, ce juge final, fut inaccessible aux regards : alors ce monde fabuleux et mylhologiquey si bizarrement composé de membres épars, se trouva un lieu de châtiment et de récompense, onla juelie0 divine fut censée conig^ ce que celle des hommes eut de vicieux, d'errwié; et ce système «/it* rituel et flijfiltfiie: acquit d'autant plus de crédit, qu'il s'empara de Thoaune par tous ses penchants : le ftiible opprimé y trouva Tespoir d'une indemnité, la consolation d'une vengeance future : Toppresseur comptant, par de riches offrandes, arriver toujours à l'impunité, se fit del'errwir du vulgaire une arme de plus pour le subjuguer ; et les chefe des peuples, les roii et les prêtres, y virOTit de nouveaux moyens de le maîtriser, par le privilège qu'ils se réservèi*ent de répartir ks gràoes ou les diâtiments du grand juge, selon des déUxs^ott des actions méritoires qu'ils caractérisé-rentàkur^.

« Voilà comment s'est introduit, dans \e monde fyisible. et réel^ un munie tmisible et imaginaire; voilà, l'origine de ces lieux de déliera et de peines dont vous, Perdes! avez fait votre terre rajeunie, votre ville de

4M U6ft1IIM9.

fiéimnmicm pltofe M«s Yépum^j m^ee fMMbM «ht^ folûnr que lei Amirnu? n f liMiimifiil fwiàif it'dmfav; Yoîlà, jmfi et théHêm, diwi^es dts Ptfrm / d'oà sont tctuls ^ratre Urwmkm de TApoealypsey votre forMt^ votre ^fl» oanetèriséft {mt tous iei4éieik da eid H' traio^ue d'Hermès. Et vom, mâsolmaiie! iroM m£eti àbbûot êouteftuêf$, mtmooâé d'un pcMatvvMf« Marne ém mm et de lewt eeoweB, YOtre ju^wmtmi par les aofee JfoeAir et NMr^ ont égaieimftt |mîb kttfB modèles deas les eé^Mie»«t« «y^létiVM de l'Mlri di MUkfm; et voteie cid ne diffère en mot dft edni à'09iri$i A'Ormmgd et de Snkmn.

% VI. £»iiîèttiè système. Monde animé, on cnlie de l'univers sous divers

< Tudis que i» peaples s'égarère&t dans le lebyriirtiie tèaébreui de la m^kohfk et des fables, les préirçê physicieois, poursuivant leurs études et leurs recheFches sur lorUre et la dispositioa de YwUwêrs^ arrivèi^ut à de nouveaux résultais, et dressèrent de nouveaux systèmes de ptMJoiisfa et de ctm»$ làùiriceê.

a Lon|[temp bornés aux simples appwreti/e^tp ils n ayaitot vu dans les mouvements des ttitres qu tia jeu inconnu de <K>rps lumineux, qu'ils a-oyaicatt rool^r autour de la ferre, point central de toutes les spbères ; mais alors qu'ik eurent découvert la wonéemr de notre planète, les ooaséquenoâs de oe perensler &it les condiâifireiit à d^ considérations aottvdiss; et, d'induction en induction, ils s'élevèreiit aux plus hautes oôttoe|Aions de TastnHiofnie et de la physique.

« En d^fet, ayant conçu* cette idée lumineuse et siniplei que le f/oA# éerrear4 ed «n feià mtele inemt Aim h eer^e flw §rmmd ée$ çieëx^ U théorie des ««tvib

GHAPlTRfi UIL m

mmeulfiff^êè BofiMt d*elte-»iétiie à l««r hypdthèMi pmf résoudre k ébide^ mk^hm du globe terfetftr* )mr dfiiEi pointé m$^i^ dti wtnAe céksitt ; et 1é merani d'un oo de fduttetit*^ dejgfrés du méridien dooine aveo {Hràoliitim la droofiférenoe totale. Alors j fetoisseM poilr oùmpUM k rf^mé^ obtenu de h terre, un génie faettftux rouTrit d^une mein hardie sur U» ^ïAvsê immenBeA des cienx ; et par un f^hénomène inouï, du grain de Mble qu'à peine il couTmit^ rfaomtne, enn bratnntlei dlfttances infinies des astres, s élança dAné les abimes de l'espace et de la durée : là se présenta à sea regards un nouvel ordre de V^mven; le gtobé atome qu'il habitait ne lui en parut plus le cmtrt : œ rôle important fut déféré à la nuisse énorme du êotrii; et cet astre devint le pivot ^iflammé de htH spkèrti environnantes, dont les mouvements Airent désormais soumis à la précision du calcul.

« C'éuit déjà beaucoup pour Tesprit humain, dV voir entrepris de résoudre la disposition et Tordre des grands êtres de la xatqrk ; mais, non content ai ce premier effort, il voulut encore en résoudre le« mécunisme, en deviner Voriffinê et le principe moteur , et c'^t là qu'engagés dans les profondeurs abstraites et Métaphysiques du mouvement et de sa cause premiète^ des propriétés inhérentes -ou communiquées de la màUère, de ses formes snccessiveSy de son itenàuey c'eit»é*dk^ de lespace et du temps sans bornes, les f^sMens tMolognes se perdirent dans un chaos de rài- •4>aaieiiients subtils et de controverses scolastiques.

« Et d'abord laction du soleil sur les corps terrestres leur ayant fait regarder sa substance comme an ffé pur et étémentaire, ils en firent le foyer et le rA^v<>(r d'un océan de fluide igné y lumineux y qui, sous le ïitom d'^Af r, remplit riiîn%i*i's et alimenta les êtres.

^Miite, lé& aAaly$<Bs d'uae phffsiiit*e êévanU leur ayant fait découvrir ce méine feuy ou un autre parfaitement swdtilabie, dans la composition de tous ks corjte, et s'étant aperçus qu'il étût lagent eêseiUiel de ce m^uve^ mmi spontané que Ton appelle vie dans les animaux et «^jf^'/d/km dans leé plantes, ils conçurent le jeu et le mécanisme de Yunwers comme œlui d'im tout kmnoghe^ d un corps idtiUiqtÊe, éonl Us parties, quoique J^toutes y avaient cependant !une liaison intinke; et le «loffcfe ftitun éére vivaniy animé par la circulation oi^^anîque d un fluide igné ou même éleetriquey qui, par un' premier terme de comparaison pris dans V homme et les ai^imaux, eut le soleil pour ccmr ou foyer.

« Alors, parmi les philosophes théologues, les uns partait de ces principes, résultats de Tobservation, « que rien ne s'anéantit dans le monde ; que les âéments sont indestructibles ; qu'ils changent de com* * binaisons, mtais non de nature ; que la vie et la mort des êtres ne sont qi^e des modifications variées des mêmes a/oifi€^; que la matière possède par elle-même des propriétés d'où récitent toutes ses manières d'être ; que le monde est éternel^ sans bornes d'espace et de durée ; » les uns dirent que Vunivers entier était Dieu ; et, selon eux, Dieu fut un être à la fois effet et causcj agent et patient, principe moteur et chose muCy ayant pour lois les propriétés invariables qui constituent la fatalité; et ceux-là peignirent leur pensée, tantôt par Temblème de Pan ( le GRàMU tout), ou de Jupiter au front d'éloiles, au corps planétaire, aux pieds d'animaux, ou de Vœuf orphique^ dont le jaune^ suspendu au milieu d'uir liquide enmnt d'une ^oûte^ figura le globe du soleil nageant dans Véther au miliett de la soute à^ cieux ; tantôt par celui d'un grand serpent rond, figurant les cieux où ils plaçaient le pre-:

mier mobile, par cette raison de ^nkw d'azur ^ pat*-, semé de taches d'or ( les étoiles ); dévorkné sa ' ffume^ c'est-à-dire rentràfU en loi-mémè et»rrtyplmni'étértnelleraent comme les révolations des: spS^ères : tantôt par celui d'un homme ayant les pieds 7î#t et/mti^ pour sigiiifier Yemstence imikti^ble ; énve^kpipé d'«n manteau de toutes les tonleutSj cotnmé le spedtacle d«t la nature, et portant sur la tête ùtie sphère d'or, en\v^ blême de la spbère des étoiles : ou par celui d'uil autre homme quelquefois assis sur la fleur du /o/m portée sur l'abîme des eaux, quelquefois coltché sur une pile de douze carreaux, figurant les douze signes célestes. Et voilà. Indiens^ Japonais, Siamois, Tibàdins^ Chinois! la théologie qui, fondée par les Egyptiens, s'est transmise et gardée chesi vous dans les tableaux que vous tracez de Brahma, de Beddou, de Sommowh^ codomy d'Otnito : voilà même, hébreux et chrétiens ! lopinîon dont vous avez conservé une parcelle dam votre rfiVti, souffle porte sur les eaux, par une adhiftîon au venty qui, à Y origine dn monde, c'est-à-dire au dépnrt des sphères du signe du cancer, antumcdit Tinon^ dation du ISily et semblait préparer Ir ^cation.

% Vn/ Septième système. Culte de I'ame du monde, c*cst -à-dire oe rétémeiit do feu, principe vital de runivers.

« Mais d'autres, répugnant a cette idée d'un être à la fois effet et camse^ agent et patienty et rassemblant ^ une mènie nature des natures contraires, distingué^ rent le principe matenêr de la ek^^emue; et posant que la wsàtière était inerte en ëllé-mémie, ils prétendirent que ses prc^riétés lui étaient communiquées par un ageni diêiiàfit^ dont elle n'était que Yemeléppe et le fourreau. Cet agtiA pour les uns fût le priwsipe i$nê^

nv ut MWiii^

rêMnira Vrateiir de tout mwvméfU ; pour )m f tttpn oe fat le fluide appelé 4tk», cru p)«s «Ptif et |^ mibtfl ; w, comme i)» àppdbient dàm les epîmaun le fritipê vital et motenr, une eeie, vu «tjHrî^, et comme ik raisomnaieat sans cerne par c<Hnp(irai90a, surtout par eelle de Vêtre kumein, ila doimèi^nt au priiH^ipe moteur de tout l'anivers le oom d'oai^, ^if^Uiftm^^ à*eiprit; et Dîna fut IVtprfl vUêl qui, répandu 4um i^m lis iêre9, amimm le Mite eQrp$ du monde. Et Qf|UK-là pel- ^inent leur pensée tantôt par YourpUer^ es^ne^ du m&uvememt et de XaniwAUon, principe de ïe^idmeê^ ou plat6t rarufeatf^ ell^mème ; tautôt par Viik9>in ou Phlha, fm-primipe et élimentme^ ou par l'autel de F^ifay l^cé eentralemeut dans sou temple, comme h mUitémnle^ $pkèr^; et tantôt par Kmphf être humain Têtu de Ifleu foncé, ayant en maiu un ^iptrê et ÙM eeMwre (le zodînque), coiffé d un bonnet de jPi/a*' fliett pour exprimir la f^^aiité de sa ^a«^tf, çt produi* tant de sa bouche le $Fr(»i4( muf.

« Or, par une conaéqueo^ie de ce système, chaque éure contenant en soi une portion du fluide igné ou étkérienj moteur umv^r^êl et commuu; et C4 fluide, ame du mondes étant la diviniié, il s'ensuivit que les amêi de totfs les êtres furent une portion de Dim même, participant à tous ses attributs, c'est-à-^ire étant une substance indivisible, simple, immortelle; et de là tout le système de Yimmm'tatiié de Tame, qiêi d'aborà fut éternité. De là aussi ces iransmigroHoms conmiea sous le a#in de métemj^ooêe, c*est«à««dine de pmnge du f^inoipê vital d'un corps à un autre; idée née de la transmigration véritable des éléments v^térieU. Et ¥Oilà^ Indieus, boudhistes, chrétiens^ mmulmanal é'cà dérîveiit toutes vea opinions sur la âpiriki^Hiéd^ r«mc : iHrilA qu^le fat la sourcf dm réreriea de /y*

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CiigNMf.^ de MirfM» voê mtimtt^Hf qui «uxfmlmit 06 f»n»t qoe IméièM d'une dwnièfe Mcto d« |ilii«* leiopheft VMîoBiiains qu'il fout éé?«lo|yper.

I VIff. HÙMIdme système. Moiiim-llÀCSiKt, eiiUe ékt DémMHifgof o#

« Ju«querlà las théolc^en^^ evi s'eiierçaat wr l?i substaiiceft (^ViV^j et #»*/iï^#, de Véiktr «tdu^/Wi^îii* ci;^, u'aviiient cepeadaat p«» c««»é de traiter d^étrea palbaUes et pcurceptibles aux $tn»f et la tbéologk) avait comîQué d éUre la tkéoHe dea pnUwnceê fh^iUiw»^ placées tantôt spécialement daoa les astres» nmtfy^ dissémiaées dans tout ruiûvers ; mais à cette époquet des esprits superficies, perdant le fil des idées qui dviùem dirigé ces études profoodes, ou i|p»oi«ant lea faits qui leur servaîeiit de base, en dénaturèrent toni les résultats par rintroductian d'une chimère étran^^ etnouvella. Ils prétendirent que cet imvey$, ces cieu^i, cei astnea, ce sdeili n'étaient qu'une moekk^ d'un genre ordinaire; et à cette première hypothèse appli^ quant ime oMfipftmtsitt tirée dea omra(t0$ de l'aft^ ils àev^tent rédbfioe des sophismes les plus tosarres. « Une machine, dirent-ils, ne se fabrique point elle^ même : dUe a un ouvrier antérieur, elle Tiodiqu^ par son existence* Ia mande est vm»machim: dont il existe un fcbrieateur, »

ce De là, le démi^ur^i» ou ^faikt-aiiiyrl^i ccmititné itit'teî^asrtocratrioeet suprême. Yainement l'ancienne philostifriile dbjeei» que Vmvtief même avait beson^ de fmntâê et d*4iiifeftr#, et que l'on ne ftûsait qu'ajouter un échelon en étant l'éternité au iticmde pour k lut demwr. Les iitnoTatMrs, lion ctotenfs de oê premier paradoxe, passèrent à un second ; etapf^iquMlé law

m m Kumfis.

0iiHffof>lé t^è(^tie'dffVtnêâiiééfàeM humain, ik préftendirefitque ]t démi-ôurgdt^vmt fabri<[)ùé sa nïëbliÈihê rar un plan an idée résidant en son €ntê)i^émnl. Or, comme leurs maîtres, les physiciens, avaient placé dans la sphère des fixes le grand mobile régulateur ^ sous le nom à' intelligence^ de rai^onnémenty les spiritualisief, leurs mimes, s'emparant de cet être^ T attribuèrent au dimi^ourgos, en en faisant une substance tiistincte, existante par èlte-mêmey qu'ils appelèrent mens ou logos {parole et raisonnement) ^JLt comme d'aiM«irs ils admettaient rexistence de rame du monde^ ou principe solaire , ils se trouvèrent obligés de composer trois gradés bu échelons de personnes divineè^ qui furent 4* lé demionrgos ou dieu-onvrier ; 2* le logos, parole et raisonnement; et 3"* V esprit ou Vame (du monde). Et vôttâ, chrétiens ! lé roman sur lequel vous avez fondé votre Trinité; voilà le système qui, né hérétique dans les tapies égyptiens, transporté païen dans les écoles de ritalîe et de la Grèce, se trouve aujourd'Hiii catholique eHhi' àoxe par la conversion de sespartisiatts, les disdpks dé Fgthagore et de P/aton devenus chrétiens.

(( 'Et c'est ainsi que la divinité, après avoir été dans son origine Y action sensible, niutiipie\ des mété&^es et dei éléments;

a Puis la puissance combinée des astres coiisid^*éd sdUs leurs rapports avcîc les êtres t^rrefctres; '

c< Puis ces. êtres terrestres eux-mêntes par là cbnftisiondes^ym6o/^9 avec leurs mo(iè/^«; . * V

« P«rïs ladonbte puissance de là nature dahs ses deuji opérations ipriùcipsies de producHoni et à^ '(ksimiùon ; ' c< Pois le monde «niW sans distinction -d'a^M et de patient, d'effet et di^cù^ae; ^

« Pttip le principe solaire ou Vêtement do feu reeminii pmir m&tear unique ; .,,.,•

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