CHAPITRE m
VrnielpM de la loi afttureHe par rapport à l'IioiDme.
D. Développez-moi les princippes de la loi naturelle par rapport à Thomme?
R. Ils sont simples ; ils se réduisent à un précepte fondamental et unique.
D. Quel est ce précepte?
R. C'est la conservation de soi-même.
D. Est-ce que le bonheur n'est pas aussi un précepte de la loi naturelle?
R. Oui ; mais comme le bonheur est un état accidentel qui n'a lieu que dans le développement des facultés de l'homme et du système social , il n'est point le but immédiat et direct de la nature ; c'est pour ainsi dire, un objet de luxe, surajouté à l'objet nécessaire et fondamental et la conservation.
D. Comment la nature ordonne-t-elle à l'homme de se conserver?
R. Par deux sentatiqns puissantes et involontaires, qu'elle a attachées comme deux guides, deux génies gardiens à toutes ses actions : l'une, sensation de douleur, par laquelle elle l'avertit et le détourne de tout ce qui tend à le détruire ; l'autre , sensation do