‹ Œuvres Choisies de VChapitre 98 sur 109 · CHAPITRE Xil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xil

radmînistrateur, la perversité du législateur^ , te mensonge, la perfidie, le parjure, rafssassinat,-^t tous lés désordres de rétatsoèial;«û sorte quèVest avec un sens profond dé vérité que les anciens' molralistes ont posé la base des vertils socialiës sur la simplicité des mœursyla reStricticm des besoînà, Ife contentement de peu; et-lr'on peut prendre pout mesure certaines des vertus ou des vices d^tfn ^mm^ , la mesure de ses dépenses propbMiohïiées à son revenu , et calculer sur ses besoins d'argent', sa probité , àon intégrité à remplir ses engajgernents, son dévouement & la chose publique, et son amour sincère ou faux de la patrie. '

D. Q'entendez-vous par ce mot paiHe? *^

R. J'entends la communauté des citoyens qui, réunis par des sentiments fraternels et les besoins réciproques, font de leurs forces respectives une ft)rce commune, dont la réaction sur chacun d'eux prend le caractère conservateur et bienfaisant de la paiernité. Dans la société, les<?itoyen& forment une banque d'intérêt: dans la patrie, ils forment une famille de 'doux attachements-, c'est la charité, Famour du prochain étendu à toute une nation. Or, commef là charité ne peut s'isoler de la justice , nul membre de la famille ne peut prétendre à la jouissance de ces avantages que dans la proportion de ses travaux; s'il consomme plus qu'il ne produit, il empiète nécessairement sur wtruiij ^i^e n'est qu'autant qu'il consomme au-dessous de ce qu'il produit ou de ce qu'il possède, qu'il peut acquérir des moyens de sacrifice et de générosité.

D. Que concluez-vous de tout ceci ?

R, J'en conclus que toutes les vertus sociales ne

I&O LA LOI NATUIUîHLLE.

^pt sue Yhabituiji^ de» actixm utilips k la société et à l'in^vid:!! (ffi les prptique;

Qu'elles r^vt^onent toutes à Tobjet physique de lacouserviatipu derhomme;

Que la nature, ayant impiété en iious le besoin de cette cpns^vatioii^ eUe nous fait ijne loi de toutes ises CQQsécpienGes^ et up crkQe de . toftit ce qui s'en écortQ;

Qwe nou^portons en nous le genne.de toute vertu, 4e toute perfection^

Qu'il ne s'syp^it que de le développer ;

Qofi nou^ ne sommes heureu^i qu'autant que nous observons les règles établies par la nature dans le but de notre conservation ;

^ que toute sagesse, toute perfi^tic^, toute loi , tonte vertu, toute philosophie,, consistent dans la pratique de ces axiomei^ fondés sur notre {»ropre organisation:

Conserve-toi;

Instruis-toi;

Mod^e-toi;

Yîf^ pour tes semblables» afin qu'ils viv^t pour fou

va ])B U lOI M ATDBKLtS,

mYENTEUR DU SACRE DES BOIS,

FjUGMEirr D*Ulf TOYAOEPR ABIÉRIGAIN^ TIUlDUIT SUR tB MANUSCRIT ANGLAIS.

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