‹ Œuvres choisies du roi RenéChapitre 57 sur 155 · A L'ÉVÊQUE DE MARSEILLE · texte numérisé non relu

A L'ÉVÊQUE DE MARSEILLE

Aux Ponts-de-Cê, le VI* jour de juillet MCCCCLXVIII.

Mons. de mabseille et mon compère,

Nous avons été humblement sollicité par quelques pauvres hommes, comme vous le verrez clairement par la supplique ci-incluse, que nous vous envoyons, au sujet de quelques erreurs et manquemens; si vous considérez que ce sont des marins et qu’ils ont beaucoup de charges, vous jugerez si c’est un cas de miséricorde. Pour ce qui nous regarde , nous voulons que tout leur soit remis et pardonné.

Que Notre Seigneur Jésus-Christ vous soit en garde *.

René.

De par le Roi ,

A. Pagan.

' Cette lettre est écrite en italien.

a Yoici, d’après la tradition, quelle serait l'explication de cette lettre:

Par une chaude soirée d'été , quelques pauvres marins, montés sur une barque de pécheurs, furent attirés vers la plage de Marseille, par les bruyants ébats d'une jeunesse en partie de plaisir. Us abordent et s'élancent, à l'improviste, au milieu de cette joyeuse réunion. Quelques minutes après, ils avaient rejoint leur barque, qui les emportait loin du rivage. Que s'était-il passé? Quelque chose de grave, sans doute, puisque les coupables supplient humblement le roi René d'obtenir leur pardon de l'évêque de Marseille.

Dans ces temps de foi et de croyance religieuse , le repentir et la pénitence suivaient les fautes de bien près.

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