SCÈNE IV
LES précédents; DORBEVAL.
DORBEVAL, entrant du fond en rêvant, et tenant un carnet à sa main.
La spéculation est superbe; elle est sûre. Si nous avons quelques centimes de hausse,... soixante-quinze, vingt-cinq,... cela
nous fait... ( Il écrit sur son carnet. )
MADAME DE BRIENNE, bas, à madame Dorbeval.
Est-ce qu'il compose ?
madame DORBEVAL , de môme.
Du tout, il revient de la Bourse.
DORBEVAL, toujours à part et tenant sou crayon.
Cette loi d'indemnité ouvre un vaste champ aux spéculations ; et c'est justement dans ce moment que ce Lajaunais va nous embrouiller notre fin de mois ! Si je pouvais arranger cette affaire-là avec celle de Poligni ! Oui, il le faut : ce serait un coup de maître...
MADAME DE BRIENNE
Tâche donc qu'il nous aperçoive ! Est-ce que les banquiers ne regardent personne ?
MADAME DORBEVAL , à son mari.
Monsieur.
Qu'est-ce encore? Vous voyez que je travaille.
MADAME DORBEVAL.
Celte amie que je vous ai annoncée ce matin, et que je voulais vous présenter...
DORBEVAL, saluant madame de Briennc.
Mille pardons , belle dame ! Une amie de ma chère Élise, et mieux encore une femme charmante ! Madame nous donne-t-elle quelques jours.!*
MADAME DORBEVAL.
Oui, sans doute ; elle a bien voulu accepter l'appartement que je lui offrais, et j'espère que madame de Brienne...
DORBEVAL, vivement.
Madame de Brienne... Ah, mon Dieu!