ACTE IV, SCÈNE II. Cl
jeune homme, tu ne me l'as pas encore dit; est-ce que lu ne le saurais pas, par hasard?
IlERMANCE.
Si vraiment... C'est que mon tuteur m'avait défendu de vous en parler encore ; mais c'est égal.
MADAME DORBEVAL.
Je te remercie de cette marque de confiance.
HERMANCE
Oh oui! parce qu'il faut que ce soit vous qui vous chargiez de la corbeille; je vous dirai ce que je veux, pour que vous vous entendiez avec lui.
MADAME DORBEVAL, avec impatience.
Et le futur ? et son nom ?
HERMANCE
C'est vrai; je n'y pensais plus, je l'avais oublié; mais vous ne connaissez que cela, un ami de la maison, un ami de votre mari, monsieur Poligni.
MADAME DORBEVAL.
Poligni !... Que dis-tu?
HERMANCE
Qu'avez-vous donc ?
MADAME DORBEVAL.
Ce n'est pas possible ! ce n'est pas lui , tu te trompes !
Eh bien , par exemple ! est-ce qu'on peut se tromper de mari?
DUBOIS, aiiDonçanl.
Monsieur Poligni.
HERMAKCE.
Et tenez , tenez , je suis sûre , ma cousine /qu'il vient vous faire la demande.