C.VROLISE
Edouard , mon tilleul , qui aime tant la danse. Je vais lui écrire de venir.
DE JOKDY.
Ce n'est pas la peine : il est ici ; il vient d'arriver.
CAROLINE
Sans ma permission ?
DE JOKDY.
De ce matin ; il est dans votre parc , le fusil à la main ; et il a fait un carnage de lièvres et de faisans.
CAROLINE
Oh! que c'est méchant! Où est M. Edouard!... quil vienne tout de suite.
DE .lORDY.
Bah ! il est bien loin ; il est parti au grand galop , à travers vos plates-bandes de tulipes et de camélias.
CAROLINE
Mes camélias!... il serait possible!... Je lui aurais tout pardonné ; mais des camélias , des fleurs superbes , que je réservais pour me faire une garniture ! . . . Car vous ne savez pas comme c'est joli, une garniture de fleurs naturelles! surtout eu camélias, en roses du Japon , c'est charmant , c'est délicieux.
Air du vaudeville de la I.uiic de miel ( raiisitjiie de M. Hcuilicr).
De l'innocence la plus pure Elle est rembléme \ irjiinal.
DE JORDV.
Et, comme elle, souvent ne dure, Hélas ' que l'espace d'un bal.
CAROLINE
Ici , monsieur, c'est encor plus fatal.
Quand le plaisir lit notre destinée, On se console en songeant au passé; Mais , quel malheur quand la rose est fanée Sans que le bal ait commencé I
DE JORDV.
Aussi, madame, vous avez pour ce jeune homme beaucoup trop d'indulgence; et si je ne craignais de vous fâcher, je vous