SCÈNE IV
CnAMPENOl X .
Ah , ma marraine ! que vous êtes bonne !... ( A de .lordy. ) Voilà, au moins : ça n'est pas comme vous, qui faites le fier... Elle a toujours quelque chose de familier, quelque chose d'aimable à vous dire.
CAROLINE
J'espère que tu dineras ici ?
CHAMPENOl'X.
Oh ! que oui , ma marraine... J'ai déjà commencé ; je viens de déjeuner sans façon et sans préférence.
Comment cela :•
CHAMPENOUX.
J'ai mangé de tout ce qu'il y avait... J'ai bienfait , n'est-ce pas?
CAROLINE
Certainement.
CHAMPENOtS , à de ,!ordy.
Vous l'entendez... Moi, d'abord , je connais mes droits et mes prérogatives... On m'a toujours dit qu'un parrain et une marraine, c'était comme le père et la mère de l'enfant , ça en tenait lieu... Alors , je suis comme qui dirait le tils de la maison.
CAROLINE
C'est juste... Et comment vont les affaires.'
CHAMPENONX.
Ah , Dieu ! ma mai-raine , il y a bien des nouvelles , bien des changements, qui vont vous étonner ; et c'est là-dessus que je voudrais vous parler particulièrement, ( regardant de Jordy ) et en particulier.
DE JORDY
C'est-à-dire qu'il faut que je m'en aille.
CHAMPENOLX.
Je ue force personne... Mais à bon entendeur... ( otant son chapeau. ) Votre serviteur très-humble.
DE JORDY
Je corapreuds, et je cède la place au fils de la maison. (A madame de Néris. ) Je vais faire un tour à nos fermes; et je reviens pour le diner.
( Il emporte le sac de trois mille francs , cl sort par le fond.)
iOO LA MARRAINE.