SCÈNE V
CHAMPENOUX, CAROLINE.
Cn.VMPliNOUX.
Il emporte le sac... Nos fermes... Dites donc, ma marraine , avez-vous entendu.'... Nos fermes. Est-ce qu'il y est pour quelque chose!... Est-ce que cale regarde?... Ce n'est pas un filleul , ce n'est pas comme moi et M. Edouard , que je viens de rencontrer, et k qui j'ai donné une poignée de main.
CAKOLINE.
•Ah ! tu viens de le voir i'
CHAMPENOIX.
Oui... 11 était mis comme un prince; et savez-vous, ma marraine, que cela ne vous fait pas honneur ?
CAROLINE
Comment cela ?
CHAMi'ENOL'X.
Ce n'est pas bien, car moi, qui suis votre filleul comme lui, vous me laissez en veste et en gros souliers... Il dine avec vous à table, et moi je dine après à roffice... Je mange autant, c'est vrai ; mais enfin je mange une heure plus tard : c'est là où est le déshonneur, et je vous le dis franchement , ma marraine , je crains que cela ne vous fasse du tort dans le monde.
CAROLINE
.le te remercie; mais je vois avec peine que tu en veux à
CUAMI'ENOLX.
Moi, ma marraine .' j'en serais bien fâché!... C'est aussi le fils de la maison ; c'est quasiment un frère, et je ne lui en veux pas... Moi d'abord , je n'en ai jamais voulu à personne ; mais j'en veux à ce qu'ils ont.
CAROLINF.
Vraiment...
CUAMPENOIX.
Je suis pour la justice... Ça me fait mal quand je vois quelqu'un de mieux habillé ou (jnelqu'un de plus riche que moi.
CAROLINE
Tu es cependant à ton aise... Ton père en mourant t'a laissé sa ferme.