SUR LE COURAGE CHRÉTIEN
22 février 1889.
NOS TRÈS CHERS FRÈRES
L'historien de saint Ambroise nous apprend qu'un jour, après avoir reçu une éloquente et courageuse lettre doctrinale du pape saint Sirice, le grand Docteur convoqua à Milan les évêques de sa région et, de concert avec eux, rédigea, pour le Vicaire de Jésus-Christ, une réponse collective, où se révèlent, dans les termes les plus touchants, la reconnaissance et le respect pour le Pontife de Rome. « Vous êtes bien le bon Pasteur, écrivirent-ils au Pape : vous gardez avec amour et vous défendez avec fermeté le bercail de Jésus-Christ; vous veillez sur la porte de la bergerie, et vous méritez bien que les brebis du Sauveur vous écoutent et vous suivent. De tout notre cœur, nous vous en bénissons» (1). Tels sont les sentiments que ne cessent d'éveiller dans l'âme de tous les évêques du monde catholique les magnifiques encycliques de Léon XIII, et la postérité ne pourra contenir son admiration , quand elle en trouvera l'expression dans les archives du Vatican.
(l) Recognoscimus litteris Sanctitatis tuas boni pastoris excubias, qui fideliter commissam tibi januam serves et pia sollicitudine Christi ovile custodias. (Epist. XLII.)
Nous nous préparions à verser notre âme dans la vôtre par notre instruction traditionnelle, au début de la sainte quarantaine, quand nous est arrivé de la Ville éternelle le texte d'une nouvelle Lettre Pontificale; par sa date comme par sa forme, elle nous a rappelé une belle Lettre /estivale de l'illustre patriarche d'Alexandrie, saint Athanase, s'entretenant paternellement avec son peuple pour l'instruire et le diriger. Léon XIII, lui aussi, dans l'Encyclique qu'il a publiée le saint jour de Noël dernier, est un père qui s'adresse, avec un tendre amour, à tous ses enfants répandus sur la face du monde catholique, « sicut p citer amantissimus » (j), et, par une exhortation familière, les encourage à réo-ler saintement leur vie. Vous nous saurez gré, sans nul doute, N. T. C. F., de substituer aujourd'hui à notre faible voix la voix plus chère et plus vénérée du Pasteur des pasteurs. C'est à lui que nous emprunterons notre thème : vous recommander le courao-e chrétien, en condensant et résumant les enseignements du Saint-Père, tel est notre but.
Le Pontife romain commence par reporter son regard sur l'année jubilaire qui s'achève, et de son cœur ému débordent, envers Dieu et envers toute la grande famille chrétienne, des accents de gratitude où la grâce de l'expression- le dispute à la délicatesse
(i) Encyclique Exeunte jam anno
des sentiments. Cette dette payée au Père d'en-haut, qui ne cesse de veiller avec une tendre sollicitude sur son Église, et à ses fils, qui lui ont prodigué tant de témoignages d'affection, le Chef de l'Églises'incline avec bonté, comme un charitable médecin, vers la société chrétienne, pour ausculter les maux dont elle souffre et travailler à les guérir.
Avec une rare vigueur de pinceau, il fait passer sous nos yeux, en traits saisissants, le tableau des désordres et des plaies du temps présent. Le culte du bien-être et du plaisir a engendré et propagé partout l'amour immodéré de l'argent. S'enrichir à tout prix, tel est le mot d'ordre d'une cupidité sans frein, et la probité est devenue un vain mot, dont on rit comme d'un scrupule imaginaire. Du hideux égoïsme qui glace les cœurs est né un « mépris insolent pour les misères d'autrui > , qui provoque, avec des haines jalouses, un antagonisme irréconciliable. Des romanciers licencieux, des dramaturges sans pudeur étalent, dans d'immondes productions, dans des représentations scandaleuses, des scènes où le vice est glorifié et la vertu tournée en ridicule. Les arts eux-mêmes sont de connivence avec la presse et le théâtre pour démoraliser le peuple.
L'avenir est-il plus consolant ? comment ne pas trembler, N. T. C. F., envoyant l'enfance condamnée à s'abreuver, chaque jour, aux sources empoisonnées d'un enseignement sans religion et sans Dieu ? Que peut devenir, à l'heure des orages, une jeunesse qui grandit en dehors de la foi divine et de la morale chrétienne ? Elle ne peut que se heurter à tous les écueils et donner l'exemple, ou plutôt le scandale, de tous les naufrages. A une société dont
le sens honnête est oblitéré et la conscience cautérisée les écoles de philosophie offrent les erreurs les plus malsaines, les doctrines les plus déshonorantes, un enseignement tout matérialiste, qui amènera, logiquement et par un inévitable contre-coup, la perturbation et le bouleversement de l'ordre social (i). En face des maux de notre société, quelle doit être, N T. C. F., notre ligne de conduite? N'avonsnous qu'à nous envelopper la tête dans les deux mains et à verser des « larmes sans remède », en attendant la mort? Gardons-nous de le penser. Prêtons l'oreille à la voix du Pasteur universel. Voici qu'il nous crie avec les Saints Livres : « Dieu a créé toutes choses pour la vie, et il a fait les nations guérissables » (2). Nous pouvons donc être guéris, oui, mais à la condition d'accepter l'Évangile avec ses dogmes et ses préceptes ; c'est dans le retour de l'humanité à Jésus-Christ, et là seulement, qu'est le salut : « Non est in alio aliquo sains » (3). Entendezvous, moralistes à la mode, législateurs, économistes, vous tous qui, à des titres divers, vous appliquez à enrayer le mouvement qui nous précipite vers la ruine? Nous ne serons préservés de l'effondrement dont nous sommes menacés qu'en revenant à ce Jésus que vous avez méconnu , déserté, renié, et en modelant tous notre vie privée et publique sur ses exemples et ses enseignements divins. Aux penchants de notre nature viciée, à l'entraînement des mœurs dépravées du siècle il faut opposer une résis-
(1) Ita pertubari funditus necesse est civilem hominum societatem (Encyclique Exeuntejam annoj.
(2) Sap., I, 14.
(3)Act.,IV, il.
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tance énergique; le salut social, comme le salut individuel, est une question de courage.
Mais qu'est-ce que ce courage qui, à travers tous les âges, a été si nécessaire au chrétien, et qui, à l'heure présente, lui est plus indispensable que jamais ? Consultons le Docteur angélique, dont le langage est toujours si merveilleusement précis et exact. Il nous enseigne que « le courage est une vertu, en tant qu'il maintient l'homme dans la conformité à la raison : fortitudo est virtus in quantum facit hominem secundum rationem esse » (i). Or, qui ne lésait? si la raison prescrit le devoir et enjoint la pratique du bien, les passions sont là pour lui disputer l'empire et entraîner la volonté au mal. En ce combat où l'instinct s'insurge contre la loi, en ce douloureux conflit qui trouble l'âme et la déchire, pour rester fidèle à la vérité, à la justice, au droit, à l'honneur, au devoir, l'homme a besoin de fermeté, et le courage qui implique cette fermeté, cet effort dans la lutte est moins une vertu spéciale que la condition universelle de toutes les vertus (2).
Heureux l'homme de courage, s'écrie saint Augustin avec un accent vraiment lyrique : il réagit contre ses penchants, domine ses convoitises et met en fuite les vices : vitia fugat ; aguerri par les saintes
(i) Summ. Theol., 2« , 2®, q. CXXIII, a. 1.
(2) Secundum quod fortitudo absolute importât quamdam animi firmitatem, secundum hoc est generalis virtus, vel potius conditiocujuslilet virtutis [Ibid. a. 2).
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luttes du devoir, type et représentant de la virilité sous sa forme la plus noble, de la virilité morale, il donne à ses vertus un ornement à part, un cachet spécial de beauté : virtutes ornât; il soulève avec effort son esprit au-dessus des entraves de la matière, il le protège contre les attraits des sens, il le prémunit contre les prépondérances de la chair : mentem munit et roborat ; et, rétablissant en lui-même l'équilibre moral qui faisait sa grandeur primordiale, il parvient à redonner à l'àme sa prééminence, sa suprématie effective, et à lui restituer son sceptre et la dignité du commandement.
O pacifiques et glorieux triomphes du courage moral, nous vous avons parfois admirés, au printemps de notre existence, chez les grands peuples de nos souvenirs classiques, les Grecs et les Romains ; mais, autant la doctrine de Jésus-Christ l'emporte sur la philosophie païenne, autant le courage chrétien dépasse en grandeur la force morale des sages d'Athènes et de Rome. Sous sa vivifiante action se développent et s'épanouissent toutes les vertus évangéliques.
Le disciple de Jésus-Christ sent-il au fond de son cœur, comme un ferment empoisonné, le goût du plaisir et de la jouissance ? Avec une sublime énergie, il fait une guerre implacable à ses tendances sensuelles ; et, se rappelant les paroles du grand Apôtre , qui dit aux Galates : « Ceux qui sont au Christ ont crucifié leur chair avec ses vices et ses concupiscences » (i), il se fait un devoir de « porter dans son corps la mortification de Jésus » (2).
(i)S. Paul, Ad Gai., V, 24.
(2) II S. Paul. Ad Cor., IV, 10.
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Est-ce la cupidité, la soif de l'or, qui le tourmente et l'agite ? Avec vaillance, il entre dans le sillon qu'a creusé son Maître ; et, détachant son cœur des biens passagers de ce monde, il bénit la pauvreté, si elle le visite, ou, « possédant les richesses comme ne les possédant pas » (i), il trouve le bonheur à subvenir aux privations de ses frères.
Est-ce enfin l'orgueil qui fait naître en son âme un amour démesuré des honneurs, un besoin toujours inassouvi d'élévation ? Avec une inflexible fermeté, il le comprime, il le tient sous le joug, il le combat sans pitié, il en triomphe noblement, et il pousse la victoire jusqu'à l'oubli de soi, jusqu'au renoncement, jusqu'au sacrifice, heureux de répondre à la parole du Sauveur: « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce lui-même, porte sa croix et me suive » (2).
Ce qui met le couronnement à la grandeur du chrétien courageux, c'est sa dignité de caractère ; elle le rend indépendant de l'opinion. Ne craignez pas que, pour sauver l'intérêt et pour se concilier l'approbation des hommes, il compromette sa conscience et l'honneur de la religion. « Sans peur comme sans reproche », il arbore haut et ferme le drapeau des principes et du devoir. A l'encontre de ces prétendus héros qui affectent de mépriser les caprices des jugements humains, et prennent leur mobile d'action dans la popularité, il ne consulte que sa foi ; et, ne demandant rien à la faveur publique, il prend pour devise les vaillantes et magnanimes paroles de saint Paul :
(1) I S. Paul. Ad Cor., VII, 30.
(2) S. Matth., XVI, 24.
« Je me mets fort peu en peine de la vaine opinion du monde et du jugement des hommes : le seul juge que je reconnaisse, c'est Dieu (i) », ou ces autres de l'illustre fils de Monique, après sa conversion : « Pensez d'Augustin ce que vous voudrez : pourvu que je plaise à Dieu, cela me suffit ».
Mais une heure arrive où le courage du chrétien doit revêtir une forme nouvelle et devenir, comme l'enseigne le Docteur angélique, une vertu particulière (2). C'est l'heure de la lutte extérieure ; c'est l'heure où les Apôtres qui ont reçu mandat d'annoncer l'Évangile « prêchent sur les toits ce que le Christ leur a dit à l'oreille ». Traduits devant les tribunaux, ils confessent hautement son nom devant les juges et les présidents ; on veut leur fermer la bouche, on les somme, sous peine de mort, de garder le silence: « Nous ne pouvons pas, s'écrient-ils; nous pouvons souffrir, nous pouvons mourir, mais nous ne pouvons nous taire, notre silence trahirait la cause de Jésus-Christ, notre Maître, non possumus non loqui. Mieux vaut obéir à Dieu qu'aux hommes » (3); et on les voyait, ces apôtres du Christ, écrire avec
(1) Mihi autem pro minimo est ut a vobis judicer aut ab humano die... Qui judicat me Dominus est (I S. Paul. Ad Cor., IV,
(2) Summ. TheoL, 2œ , 2» , q. CXX1II, a. 2.
(3) Act., V, 29.
leur sang, en caractères ineffaçables, la vérité qu'ils annonçaient. .
A leur suite, d'innombrables phalanges de martyrs ramassaient, eux aussi, pour entamer la lutte avec les persécuteurs, l'énergie et la vigueur qu'ils étaient habitués à déployer contre eux-mêmes. Sur les bûchers comme sous la dent des bêtes fauves, dans les prisons comme dans les amphithéâtres, leur chair avait beau être déchrée, meurtrie, mise en lambeaux, leur âme, toujours calme, sereine, vaillante, fatiguait la cruauté des tyrans et des bourreaux. Nulle torture ne les déterminait à brûler l'encens devant les idoles ; avec une fermeté inaltérable , ils réservaient et l'hommage de leur cœur et leur culte public au Crucilié du Calvaire, leur Sauveur et leur Dieu; et, à l'exemple de l'intrépide martyr de Carthage, saint Cyprien, ils avaient le droit de dire: « Le chrétien qui, d'une main, tient l'Évangile de Dieu, et la Croix, de l'autre, peut être immolé, égorgé, il n'est jamais vaincu, occidi potest , vinci non potest (i).
En ces temps anciens, N. T. C. F., le courage était le caractère distinctif du chrétien; les enfants de l'Église étaient sincèrement attachés à l'Évangile, et se faisaient un honneur, non moins qu'un devoir, d'accomplir toute la loi de Jésus-Christ.
Notre génération n'a plus en face d'elle les rigueurs des premiers siècles du christianisme. Les Néron, les Dioclétien, ces monstres portant couronne, ne sont plus là, avec leur soif du sang chrétien ; et plaise au Ciel que ne reviennent jamais ces temps orageux où la défense de la foi emportait avec elle le danger
(l) Epist. LV, ad Corn.
de la vie, alors que consigner son nom sur les registres de l'Eglise, c'était prendre d'avance une inscription pour Péchafaud, alors que tout disciple du Sauveur était un candidat au martyre ! Mais, si les persécutions sanglantes ont pris fin, à la vue des sectes qui ont juré une haine implacable à la religion de Jésus-Christ et s'acharnent à enchaîner, à détruire sa liberté, ne pourrions-nous pas nous croire revenus à l'époque où un César apostat essayait de restaurer le paganisme, au milieu d'un peuple qui appartenait à l'Évangile ?
Désastreux pour l'Église a été le règne de Julien, et le frisson nous saisit en embrassant du regard la vigoureuse peinture qu'a tracée de ce temps un orateur contemporain, Astérius, évêque d'Amasie. Recueillons les éloquents accents de cet orateur trop peu connu : « Ceux qui s'étaient engagés au Christ et avaient embrassé la foi, quelle cause les a rejetés dans le culte des démons ? N'est-ce pas le désir de posséder davantage et d'accaparer le bien d'autrui ? L'espoir des charges judiciaires, des proconsulats, des préfectures, des faveurs et des largesses du Prince leur était offert par les impies; ils ont changé de culte, tout à coup, comme on change de vêtement. Les exemples qui s'étaient rencontrés isolément avant nous, notre temps les a reproduits en grand nombre. Lorsqu'en effet ce César déposa subitement le masque de chrétien qu'il avait longtemps porté, sacrifia lui-même impudemment aux démons, et, par divers attraits, invita les autres au même crime, quelle foule passa de l'Église aux autels profanes ? Combien, pour l'amorce des honneurs, ont avalé l'hameçon du péché ! Ce sont ceux-là mêmes qui maintenant pro-
mènent leur déshonneur dans les villes, objets universels de mépris et de risée, comme ayant trahi le Christ pour un peu d'argent, et retranchés de la liste des chrétiens, comme Judas de celle des Apôtres » (i).
Est-ce de son époque, est-ce de lanôtre, N. T. C. F., que saint Astérius nous trace ici le tableau ? Hélas ! qui ne sait que Julien l'Apostat, se survivant toujours sous une latitude ou sous une autre, à travers les âges de l'Église, pourrait aujourd'hui, au milieu de nous, s'arroger la réponse que fit autrefois l'esprit malin interrogé par Jésus-Christ : « Legio milii nomen est, quia multi sumus, je m'appelle Légion, car nous sommes en grand nombre » (2)? Oui ne sait que la vénalité des consciences, que le trafic des convictions religieuses est à l'ordre du jour dans une certaine sphère de nos classes sociales, et que les apostasies vont se multipliant?
N'en soyons pas surpris ; on l'a dit avec raison : chaque siècle des annales de l'humanité se présente aux yeux de l'observateur attentif comme portant une marque distinctive et différentielle. Ne devonsnous pas avouer, en gémissant, que notre siècle à nous, ce siècle qu'avec tant d'ostentation on décore du titre fastueux de siècle des lumières et des pro-
(i)F. Combefis, Bibl. Pat. c. 53. — Yillemain, chap. supp, du Tableau de l'éloquence sacrée au quatrième siècle. (2) S. Marc, V, 9.
grès, sera surtout connu des générations à venir comme le siècle de l'abaissement des caractères? Et le Pontife qui, des hauteurs du Vatican, jette au loin sur le monde son regard si sûr, si clairvoyant, n'a-t il pas le droit de dire à la société chrétienne, et principalement à notre pays, que notre époque est stérile en hommes de courage: « viris fortibus stérile sœculum » (1) ?
Assurément, N. T. C. F., au milieu de l'atonie des âmes que nous avons à déplorer, il se rencontre encore des familles fidèles, des chrétiens d'élite qui ont résisté à la contagion; mais, à part ces exceptions trop clairsemées, ne pouvons-nous pas dire,, avec le Prophète, que la langueur, la dégénérescence, la prostration est partout : « Omne caput langnidum et omne cor mœrens » (2)? Si nos pères, les fidèles des vieux âges, revenaient sur la terre, ils constateraient en nous un sang appauvri, une vie religieuse atrophiée; ils ne reconnaîtraient dans leurs fils que ceux que Tertullien appelait des chrétiens de fantaisie, « et, si l'on veut, des chrétiens en l'air, et, si placuerity in ventum christianos » .
Adorateurs de nuit et, pour ainsi parler, catholiques de contrebande, comme ces faux sages du paganisme que nous dépeint le grand Évêque d'Hippone, dans son beau livre de La Cité de Dieu, religieux dans l'obscurité, impies au grand jour, aujourd'hui pour la vérité, demain pour Terreur, n'osant se prononcer ni pour le bien ni pour le mal, faibles roseaux qui ont toute la mobilité du vent qui les agite, escla-
(1) Encyclique Exeunte jam anno.