Georg., IV, v
Enfin il revenoit des gouffres du Ténare,
Possesseur d'Eurydice et vainqueur du Tartare....
Eurydice s'écrie : <■ O destin rigoureux !
HélasI quel dieu cruel nous a perdus tous deux?
Quelle fureur 1 voilà qu'au ténébreux abîme
Le barbare Destin rappelle sa victime.
Adieu : déjà je sens dans un nuage épais
Nager mes yeux éteints et fermés pour jamais.
Adieu, mon cher Orphée 1 Eurydice expirante
En vain te cherche encor de sa main défaillante :
L'horrible mort, jetant son voile autour de moi,
M'entraîne loin du jour, hélas! et loin de toi. » Dexills.
S. Ecloy., vm, v. 87-88.
La génisse amoureuse, errante au bord des eaux ,
I,.i peste dus animaux est un tableau qui nous émeut Ilinc litis rituli vulgo moriunlur in herbis, l't tlulces animas plena ad prxsepia reddunt.
l.abilur, infelix studiorum alque immemor herbse, Victor equus, fohtesque avertitur , et pede terram
Crebra ferit
Ecce autem duro fumans sub vomere taurus Concidit, et mixtum spumis vomit ore cruorem, Extremosque ciel gemilus : it tristis arator, Mcerentem abjungens fratema morte juvcncum, Alque opère in medio defixa relinquit aratra.
Non timbra; allorum nemorum, non mollia possunl Prala movcre animum, non qui per saxa volutus l'urior electro campuin petit amnisK Virgile anime et passionne tout. Dans ses vers tout pense, tout a du sentiment, tout vous en donne; les arbres mêmes vous touchent : Exiit ad cœlum ramis [elicibus arbos, Miraturque novas frondes, et non sua poma?. Une fleur attire votre compassion, quand Virgile la peint prête à se flétrir :
Purpureus veluti quum flos succisus aratro Languescit moriens3.
Succombe, et sans espoir elle fuit le repos ;
C'est en vain que la nuit sous nos toits la rappelle. Lanoeac.