I. Ibid., IX, v
Tel meurt avant le temps, »ur la terre couché,
Un lis que la charrue en passant a touché. DelillB.
Vous croyez voir les moindres plantes que le printemps ranime, égayé et embellit :
[nque novos soles audent se gramina tulo Credere1.
Un rossignol est Philomèle qui vous attendrit sur ses malheurs
Qualis populea mœrens Philomela sub umbra*.
Horace fait en trois vers un tableau où tout vit et inspire du sentiment :
Fugit rétro
Levis juventas et décor, arida Pellente lascivos amores Canitie, facilemque somnum*.
Veut-il peindre en deux coups de pinceau deux hommes que personne ne puisse méconnoître, et qui saisissent le spectateur, il vous met devant les yeux la folie incorrigible de Paris et la colère implacable d'Achille :
Quid Paris? ut salvus regnet, vivatque beatus, Cogi posse negat*.
Jura neget sibi nata, nihil non arroget armts*.
Horace veut-il nous toucher en faveur des lieux où il souhaiteroit de finir sa vie avec son ami, il nous inspire le désir d'y aller :
Ille terrarum mihi prœter omnes
Angulus rtdet
Ibi tu calentem
t. Uvorg., II, v 332-
Aux rayons doux encor du soleil printanier
Le gazon sans péril ose se confier. delille.