‹ Œuvres choisies (volume 4)Chapitre 164 sur 183 · IV. — DE FÊNELON A LA MOTTE · texte numérisé non relu

IV. — DE FÊNELON A LA MOTTE

Sur la nouvelle traduction de l'Iliade par La Motte.

Cambrai, 16 janvier 1714.

Je reçois, monsieur, dans ce moment votre llliade. Avant que de l'ouvrir, j'y vois quel est votre cœur pour moi, et le mien en est fort touché. Mais il me tarde d'y voir aussi une poésie qui fasse honneur a notre nation et à notre langue. J'attends de la préface une critique au-dessus de tout préjugé; et du poème l'accord du parti des modernes avec celui des anciens. J'espère que vous ferez admirer Homère par tout le parti des modernes, et que celui des anciens le trouvera avec tous ses charmes dans votre ouvrage. Je dirai avec joie: Proxima Fhœbi versibus ille facit. Je suis avec l'estime la plus forte, monsieur, votre, etc.

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