Confets., lib. I, cap. xiv; n. 23, t. I, pag
force et vivacité. Le sage et savant Poussin aurait peint le Guesclin et Boucicaut simples et couverts de fer, pendant que Mignard aurou peint les courtisans du dernier siècle avec des fraises ou des collets montés, ou avec des canons, des plumes, de la broderie et des cheveux frisés. 11 faut observer le vrai, et peindre d'après nature. Les Tables mômes qui ressemblent aux contes des fées ont je ne sais quoi qui plaît aux hommes les plus sérieux : on redevient volontiers enfant, pour lire les aventures de Baucis et de Philémon, d'Orphée et d'Kurydice J'avoue qu'Agamemnon a une arrogance grossière, et Achille un naturel féroce; mais ces caractères ne sont que trop vrais et que trop fréquents. Il faut les peindre pour corriger les mœurs. On prend plaisir à les voir peintes fortement par des traits hardis. Mais pour les héros des romans, Us n'ont rien de naturel; ils sont faux, doucereux et fades. Que ne dirions-nous point là-dessus, si jamais Cambrai pouvoit vous posséder? Une douce dispute animeroit la conversation.
0 noctes cœnœque deum, quibus ipse, meique,
Ante larem proprium vescnr
Sermo orilur non de villis, domibusve alienis...
Sed quod magis ad nos
Pertinet, et nescire malum est, ayitamus : utrumne Diviliis homines, an sint virlule beati'?
Vous chantiez quelquefois, monsieur, ce qu'Apollon vous inspirait.
Tum vero in numerum Faunosque ferasque videres Ludere ; tum rigidas motare cacumina quercus*.