RÉPONSE
Heureux si la prudence N'est plus pour nous un bien!
Une docte ignorance
Est la science Qui, dans la sainte enfance
Sert de soutien.
Ce seroit être sage , De prétendre savoir Quel sera le partage
Et l'avantage Que dans le dernier âge
On peut avoir.
0 la sage folie, D'aller sans savoir où!
Sotte philosophie,
Je te défie D'embarrasser la vie
D'un heureux fou.
En cessant d'être sage, Je sors enfin de toi; Je quitte l'esclavage
Dur et sauvage D'un moi trompeur, volage,
Pour vivre en foi.
En perdant l'espérance, On retrouve la paix; L'amour, sans confiance
Ni défiance, Est l'unique assurance
Pour un jamais.
Amour, de qui l'empire Est rigoureux et doux, On souffre le martyre
Sans l'oser dire, Quoique le cœur soup!,*e
Dessous tes coups.
Il vit dans cet abîme
Où l'amour l'a jeté ;
Il ne voit plus de crime;
FÉNELON. — u. 25
;v ■'", poés'PS.
Hien ne l'opprime, Quoiqu'il soit la victime De vérité.