POUR LE RETOUR DU PRINTEMPS
Bois, fontaines, gazons, rivages enchantés, Quand est-ce que mes yeux reverront vos beautés, Au retour du printemps, jeunes et refleuries? Cruel sort qui me tient! que ne puis-je courir?
Creux vallons, riantes prairies,
Où de si douces rêveries A mon cœur enivré vendent sans cesse offrir Plaisirs purs et nouveaux, qui ne pouvoient tarir! Hélas I que ces douceurs pour moi semblent taries! Loin de vous je languis, rien ne peut me guérir :
Mes espérances sont péiies,
Moi-même je me sens périr :
Collines, hâtez-vous, hâtez-vous de fleurir! Hâtez vous, paroissez, venez me secourir. Montrez-vous à mes yeux, 6 campagnes chéries! Puissé-je encore un jour vous revoir, et mourir!