IL, S mars
NOTICE SUR FÉNELON. Xltl
à ses yeux qu'autant de sacrilèges, a Ces esprits durs, opiniâtres et envenimés contre notre religion ' sont pourtant lâches et intéressés. Si peu qu'on les presse, on leur fera faire des sacrilèges innombrables; les voyant communier on croira avoir fini l'ouvrage; mais on ne fera que les pousser par les remords de leur conscience jusqu'au désespoir, ou bien on les jettera dans une impossibilité et une indifférence de religion qui est le comble de l'impiété, et une semence de scélérats qui se multiplie dans tout un royaume. Pour nous, monsieur, nous croirions attirer sur nous une horrible malédiction si nous nous contentions de faire à la hâte une œuvre superficielle qui éblouiroit de loin. » 11 écrit à Bossuet : « Ils ont tellement violé par leurs parjures les choses les plus saintes, qu'il reste peu de marques auxquelles on puisse reconnoître ceux qui sont sincères dans leur conversion. Si on vouloit leur faire abjurer le christianisme et suivre l'Alcoran, il n'y auroit qu'à leur montrer des dragons2.» On ne sait que trop que cette participation forcée aux sacrements fut le système du clergé français jusqu'au moment où, par une impiété en sens contraire, on condamna les protestants au concubinage et à la bâtardise, en leur refusant les effets civils du mariage.