DÉMÉTRIUS
Je viens saluer ici le plus grand héros que. 1^ Grèce ait eu après Alexandre.
N'est-ce pas là Démétriiis que j'aperçois ? Je le connois au portrait qu'on m'en a fait ici.
172 DIA.LOGUES
D^MÉTRIUS.
Avez -VOUS entendu parler des granïdes giterres que j'ai eu à soutenir ?
PTRRHUS.
Oui; mais j'ai aussi entendu parler de votre mollesse et de votre lâcheté pendant la paix.
BÉMl^TRIUS.
Si f ai eu un peu de mollesse , mes grandes actions l'ont bien réparée.
PTRRHCS.
Pour moi , dans toutes les guerres que j'ai feites j'ai toujours été ferme. Tai montré aux Romains que je savois soutenir mes alliés; car lorsqu'ils attaquèrent les Tarentins , je passai à leur secours avec une armée formidable, et fis sentir aux Romains la force de mon bras.
DÉ3IÉTRIUS.
Mais Fabricius eut enfin bon marché de vous , et on voyoit bien que vos troupes n'étoient pas comparables aux romaines. Vos éléph^ts furent cause dç Votre victoire ; ils troublèrent les Romains , qui n'étoient pas accoutumés à cette manière de combattre. Mais , dès le second combat , l'avantage ' fut égal de part et d'autre. Dans le troisième les Romains remportèrent une pleine victoire ; vous fûtes contraint de repasser en •Épire , et enfin vous^ mourûtes dé la main d'une femme.
DES irfORTS. 173