‹ Œuvres choisiesChapitre 56 sur 111 · POUS^N · texte numérisé non relu

POUS^N

Oui , ^fl^ {)aroit en deux^ endroits aux côtés de ce tombeau. Cette eàù «sf pifire et claire ; le ciel serein qui €pt peint dans cette eau $ert à Ja rendre

DÈS notas. 283

en^Goi^ plus belle. Elle est bordées de simles naissants iBt* d'autres arbrisseaux teftdves doutla fraîcheur réjouit la vue. • -.

PARRHASITT&.

Jusque-là il ne me resté rien à souhaiter. Mais

vous avez empare unr.'grand ^ di^cUe objet à me

représenter : c'est là que je vous attends.

POUSSIN

Qljioi? » ■'

9 iAsâEASIUS. ».

C'esl la ville. C'est là qii'il faut montver que VOUS savez l'histoire, le costume^, l'architecture.

poirssïN.-

J'ai peint cette gcande ville d'Athènes sur la pente d'un coteau, pour la mieux faire voir. Les bâtiments y sont par' degrés dans un amphithéâtre naturel. Cette ville ne paraît p^^int grande •dil prejttier coupîd*œil : on n'en voit près de soi ' qu^un fnorceau assez médiocre ; mais le derrière qui s'enfuit découvre une grande étendue d'édificesr * •

r PARBHASIUS.

¥ avez-vous" évité la con£usion ?

poussiir.

J'ai évité; la eonfusioh et la symétrie. J*ai fait beaucoup de bâtiments ir réguliers; mais ils ne laissent pas de fkyre ian assemblage gracfieux , où chaque chos# a sa^pîtcela plus naturelle.

Tout se démêle et' se distingue saris*peine, tQtyt s*unît et fait corp»; airtsi il y a une confusion apparente ; et un ordre vériiâble quand on l'observe de près.

^ PARSfiAStUS. ' ♦•-'•.

N'avez -voug p{as mis -i^r'ie devant quelque principal édifice ?

POUSSIN

J'y ^i mis deux tanples. Qhacun a une grande enceinte comme iMa jioit avoir', où l'on distingue le corps du temple , .des * auti;es bâtiments qui raccompagnent. Le temple qui est à la droite a un portail oxyté de quatre grandes colonnes de l'ordre corinthien , avec un fronton et des statues. * Autour de ce temple on voit des festons pendants : ' c'est une fête que j'ai voulu représenter suivant la vérité dte 'l'histoire. Pendant qu'on empoHe Phocion hors de la ville vers le bûcher , tout fe * peuple en joie et en pompe fait une grande solennité autour du temple dont je vous parle. Quoique ce peupie paroisse assea loin , on ne laisse pas* de remarquer san% peine une action de joie pour honorer le5 dieux. Derrière ce temple paroît une * grosse tour trps haute /au sommet de laquelle est une statue de quelque divinité. ^Cfette tour çst comme uhe grosse colonne.

- PARIIHA3IUS. . ^ '

Où est-ce ysfiie vous en avez pfis l'idée ? 4

DIÇS MORTS. ' a85

PQUSSJN. . .

. Je ne m'en souviens plus ; Boais elle est sûrement prise dans l'anticrue , car jamais je n'ai pris la liberté de rien donner à l'antiquité qui ne fut tiré de ses mojiuments. On YPit aussi auprès de , cette tour un obotsque.

PARRHASIUS

Et Fantre temple , ^'en djrçz-vous rien ?

POUSSIN

. Ce^ autfe temple est un édifice rond , soutenu dacoîonnfes; l'architeicture en parôît majestueuse et singulière. Dans l'enceinte ^n remarque divers grands bâtinients avec des f^'onton^. Quetques arbres en dérobent uqe partie à h vue» J^ai voulu marquer un bois sacré.

. ■ PARRHASIUSL

Mais^ ¥Çpous au corps de la villç.

. / POUSSIJf.

J'ai cru y devoir marquer les divers temps 4^ la république d'AtJiènes ^.sg premièjre simplicité , à'remonterjusgue vers les tepip^ héroïques, et sa^ n>agjiifiqgn£e dans les siècles suivants où ks arte y onl^fleuri. Aîïjisi j'aj. feit beaucoup d'^iiices ou ronds ou carrés, avac une architecture régnlièrej^ et IjegMcoup d'autres qij^ sentent cette antiquité rustique ft guerrière. Tout y est d'une Jpguré bigarre ; on ne voit que, loyrs, que créneaux, que hautes murailles., ,(ju« petits b^ti- .

!à86 DIALOW^S

ménts iisiégaux et simples Une (âK)se «end . cette ville agréable, c*és^ijue' tont y est mêlé de gratids éd^ces et de bocag«i. J'ai cm- qu'il falloit mettre de la verdure partout, pour représenter les" bois sacrés des. temples»^ et les arbres qui étoient.^it dans les gymnases^ ou dans le»<autres édifices publiques. Partout j'ai taché d'éviter de faire des bâtiments qui eusse^t^ rapport à ceux de mon temps et do^mon pays, pour donner^ Fantlqutté uri caractère facile à reconnc^e. * •!fc

PARRHAëlUS. - * :

Toutcelaest ^servé judicieusement. Mhiis^je nQ y ois .point l'Açrôpoli^K L'avez-vou? oublié ?"€fe seroit donmiagé. • . -

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