POUS^K
Je ft'avois garde. Il est derrière toute* la ville sur le sommet de là «montagne , laqu«lt^ dooikie tout le coteau en pente. On volt à ses • pi^ds de ^aiids bâtiments fortifiés par des toivrs. La montagne est«cbuverte d'uAe agréable perdure. Pour la dtadeUo, ilîf|)aroit une assez gra^dip enceififtie avec une vieille tour qui s'élève ^q^que .<l3n3^a nue. Vous remarquait z que la yille , qV va toiijours en baissant vers le côté ^fBQ^che , f'éloignt 4nsQnsil:]|)enieitt et se perd entre, un bocage .£|rt sombre ^Bt je vqus ai fiArlé ,^et un petit bottqwt d'autres arbr^ d'ufi vert brun et foncîé , qui est svtf le bord d^ SoMu.
nus MORTS. 287
. PARfiHiLSIITS. .
Je ne.jsuis pas encore .content. Qu'avez -vom mis derrière cQ^e vîlle ? *
potrssm*
C'est im lointain où Ton voit des montagnes escarpées et £^sez saunages. Il y es a une derrière ces beaux tepples et oette poinpe ^ rianta dont je vous ai parlé, qui es% un roc tout nu et affreux. 11 m'a para que je devôis faire le tour de la ville cultivé et gracieux comme celui des grandes villes Test tou^urs ; mais j'ai donné unacertaine beauté sauvagf; au loint^in^ pour flie cqnformer à l'tistoire , qui parle de l'Attique compie d'un pays rude et stérilç.
PAARHASms.
J'avoue que ma^curio^té est bien satisfaite, et je serois jaloux poyr la gloire de l'antiquité, si on pouvoir Fétre d'uji homme qui l'a imitée si modestemwt»
POUfiSIN«
SoufefijQ^-vous au moins ^e si je voijs ai longtemps ^tretenu de^mon oui^age, je l%i fait pour pe you» rien refuser et pokir me soumettre à votre jagtunQn.t.
Après tant de sièdes vou% avez fait plus d'hon- ,n^r à Phocîpn, que sa patrie n'aurojt p^ lui en f^re le jour de sa mort p^* 4e soimpti^ettses fu •
nérailles. 4Mafe allons dans ce l)ocag^.ici près, où il est avec Timoléon -efr Aris^de, pour lui apprendre àe si agréable» nouvelles.
LEONARD DE VINCI et POUSSIN;
LÉONARD
Votre conversation avec Parrha!sias fait beaucoup de bruit e^ ce^ bas monde; on assure qifil est prévenu en votre faveur, et qu'il vôusr met au* éesfitis-de tous lés peintres îtaliens.*Mais nous ne'la sbtiffrirons jamais.
POUSSIN
Le croyez- vous si facile à prévenir ? Vous, lui faites tort, vous vous faites tort à vous-même , et tons me mites trop d'honneur. ' \
LEONARD. -
Mais il m'a dit «pi'il nef aonnoi5SQit ri»n de si beau que le tableau que vous lui aviQ^ pepresei)ité. A quel proBo^ offenser tant de grands homme», pour en.lpuer uïi seul qiii..M
POUSSIJN, . , . ' \ï'
Mais pourquoi croy^z-voiia qu'on vous offense
en louant les autres ? Parrhasius n'a point fait de comparaison. De quoi vous fàchez-vous ?
LJÎONARD.
Oui vraiment , un petit peintre François qui fut contraint de quitter sa patrie pour aller gagner sa vie à Rome !
POUSSIN
Ho ! puisque vous le prenez par là , vous n'aurez pas ^ le dernier mot. Hé bien ! je quittai la France , il est vrai , pour aller vivre à Rome , où j'avois étudié les modèles antiques , et où la peinture étoit plus^en honneur qu'en mon pays ; mais enfin , quoique étranger , j'étois admiré dans Rome. Et vous qui étiez ItaMen, ne fûtes-vous pas obligé d'abandonner»' votre pays , quoique la peinture y fût honorée , pour aller mourir à la cour de François V^.
LÉONARD
Je voudrois bien exan^ner un peu quelqu'un de vos tableaux sur les règles de peinture que j'ai ^ expliquées dans mes livres. On verroit autant de fautes que de coups de pinceau.