‹ Œuvres choisiesChapitre 83 sur 111 · LE G. MAZARIN · texte numérisé non relu

LE G. MAZARIN

Il est bien aisé de parler ainsi ^ mais quand on a tant de gens à contenter, on les amuse cpmme on peut. On n'a pas assez de grâces pour en donner à tous; chacun d'eux est bien loin de se faire justice. N'ayant pas autre chose à leur donner, il faut bien au moins leur laisser de vaines espérances.

4o8 DIALOGUES DES MORTS.

LE C. DE ^RICHELIEU

Je conviens qu'il faut laisser espérer à beaucoup de gens. Ce n'est pas les tromper; car chacun en son rang peut trouver sa récompense, et s'avancer même en certaines occasions au-delà de ce qu'on auroit cru. Pour les espérances disproportionnées et ridicules, s'ils les prennent, tant pis pour eux ; ce n'est pas vous qui les trompez, ils se trompent eux-mêmes, et ne peuvent s'en prendre qu'à leur propre folie. Mais leur donner dans la chambre des paroles dont vous riez dans le cabinet , c'est ce qui est indigne d'un honnête homme, et pernicieux à la réputation des affaires. Pour moi, j'ai soutenu et agrandi Pautorité du roi , sans recourir à de si misérables moyens. Le fait est convaincant ; et vous disputez contre un homme qui est un exemple décisif contre vos maximes.

COMPOSEEJ5 POUR L IJVSTRUCTIOIT

DU DUC DE BOURGOGNE

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