‹ OEuvres choisies illustréesChapitre 144 sur 293 · XVIII. — Le jour reparaît · texte numérisé non relu

XVIII. — Le jour reparaît

Il reporte Mahaud sur le fauteuil ducal, Et, de peur qu'au réveil elle ne s'inquiète, Il referme sans bruit l'infernale oubliette ; Puis remet tout en ordre autour de lui, disant :

■'. La chose n'a pas fait une goutte de sang ; C'est mieux, a

Mais, tout à coup, la cloche au loin éclate ; Les monts gris sont bordés d'un long fil écarlate ; Et voici que, portant des branches de genêt. Le peuple vient chercher sa dame ; l'aube naît. Les hameaux sont en branle, on accourt ; et, vermeille, Mahaud, en même temps que l'aurore, s'éveille ; Elle pense rêver, et croit que le brouillard A pris ces jeunes gens pour en faire un vieillard, Et les cherche des yeux, les regrettant peut-être ; Eviradnus salue, et le vieux vaillant maître, S'approchant d'elle avec un doux sourire ami : « Madame, lui dit-il, avez-vous bien dormi? »

28 janvier 1859.

LE SATYRE

Un satyre, « garnement de dieu fort mal famé •, habitait l'Olympe, Dans le grand bois sauvage au pied du mont sacré. Hercule l'y alla prendre, et l'amena par l'oreille devant Jupiter.

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