partie, acte ii. scène n
Survient un chasseur, qui les traite l'un et l'autre « d'idiots )-. se déclare matérialiste et n'assigne à la vie d'autre but que la jouissance. C'est le pape Alexandre VI. Au reste, il accorde joveusement sa « demande » à Torquemada :
J'en ris. Rentre en Espagne et fais ce que tu veux. Je donne tous les biens des juifs à mes neveux.
Aucun des actes de la « deuxième partie » n'a de titre. — Le premier se passe dans un « palais-cloître, à Burgos ». Le roi Ferdinand, qui s'est épris de Rose d'Orthez, veut d'abord faire tuer don Sanche, puis se borne à le séparer d'elle, au moment où l'on allait les marier, en les envoyant (f chacun dans un couvent ». L'acte suivant a pour cadre une « salle 'xie l'ancien palais maure à Séville » ; palais d'où l'on voyait le Quemadero, c'est-à-dire le bâtiment où l'on brûlait les hérétiques condamnés au feu par l'Inquisition :
... O jour d'effroi 1 s'écrie le grand rabbin,
Si le roi ne nous aide, on va dans cette ville Brûler cent vieillards juifs, ici même, à Séville, — Et le reste du peuple, hélas ! sera chassé.
Mais le premier ministre du roi, le marquis de Fuentel, s'est promis de sauver les juifs; non, il est vrai, par pitié pour eux : seulement, il craint le bûcher pour don Sanche, — fils naturel de son fils, et qui, au couvent, refuse obstinément de se faire moine. Et il s'appHque à irriter le roi — jaloux, naturellement, de son pouvoir, — contre le toutpuissant Torquemada...
LE ROI, pensif.
Ce Torquemada...