‹ Œuvres choisiesChapitre 111 sur 149 · GÉRONTE, ARISTE, VALÈRE · texte numérisé non relu

GÉRONTE, ARISTE, VALÈRE

G K R 0 N T E , d'un air fort empressé.

Eh ! vraiment oui , c'est lui.

Bonjour, mon cher enfant... Viens donc que je t'embrasse.

(a Ariste.)

Comme le voilà grand!... Ma foi, cela nous chasse.

VALÈRE

Monsieur, en vérité...

GÉRONTE

Parbleu! je l'ai vu là, Je m'en souviens toujours, pas plus haut que cela; C'étoit hier, je crois... Comme passe notre âge! Mais te voilà, vraiment, un grave personnage.

(A Ariste.)

Vous voyez qu'avec lui j'en use sans façon;

C'est tout comme autrefois, je n'ai pas d'autre ton.

V A L iî R E .

Monsieur, c'est trop d'honneur...

GÉRONTE

Oh ! non pas, je te prie; N'apporte point ici l'air de cérémonie,

Ilogarde-toi déjà comme de la maison.

(a Ariste.)

.\ propos, nous comptons qu'elle entendra raison.

( h ! j'ai fait un beau bruit : c'est bien moi qu'on étonne .

La menace est plaisante! ah! je ne crains personne :

Je ne la croyois pas capable de cela.

^!ais je commence à voir que tout s'apaisera,

l:t que ma fermeté remettra sa cervelle.

Nous pouvez maintenant vous présenter chez elle ,

Dites bien que je veux terminer aujourd'hui ;

Je vais renouveler connoissance avec lui.

Allez, si Ton ne peut la résoudre à descendre.

J'irai dans un moment lui présenter son gendre

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