Phèdre, IV, 5. 5. Pour a»sai. Pour exemple
En donnant à leur mère tant,
Payable quand chacune d'elles Xe posséderait plus sa contingente part *.
Le père mort, les trois femelles Courent au testament, sans attendre plus tard.
On le lit, on tâche d'entendre
La volonté du testateur ;
Mais en vain ; car comment comprendre
Qu'aussitôt que chacune - sœur Ne possédera plus sa part héréditaire,
Il lui faudra payer sa mère ?
Ce n'est pas un fort bon moyen
Pour payer, que d'être sans bien.
Que voulait donc dire le père ?
L'affaire est consultée ', et tous les avocats.
Après avoir tourné le cas
En cent et cent mille manières, Y jettent leur bonnet, se confessent vaincus,
Et conseillent aux héritières De partager le bien sans songer au surplus.
« Quant à la somme de la veuve, \'oici, leur dirent-ils, ce que le conseil treuve *. Il faut que chaque sœur se charge par traité
Du tiers, payable à volonté ; Si mieux n'aime la mère en créer une rente
Dès le décès du mort courante \ »
La. chose ainsi réglée, on composa trois lots :
En l'un, les maisons de bouteille %
Les buffets dressés sous la treille, La vaisselle d'argent, les cuvettes, les brocs.
\. Sa contingente part. La part 4. Treuve, Lex.
qui lui serait échue. Ce mot, du lat. 5. Courante. Chaque sœur aura
contingere, <> f'choir », est d.- la le tiers de l'héritage, qu'on lui
langue du droit, comme au vers paiera quand elle voudra ; à moins
suivant, femelle et, plus loin, que la mère n'aime mieux garder
chacune, employé comme adjec- les biens et donner à ses (illes
tif distributir (sans compter cer- une rente qui courra (rente cou-
tains tours de phrase qu'on trou- ranle, en droit civil) du jour du
vera f^nsuite). décès du père.
2. Chacune. Grammaire, adjec- C. Maisons de bouleille On ditif indiifini. sait aus-i un vide-houtitille, pour
3. Consultée. Soumise aux avo- un petit pavillon où l'on fcstine cats. sans apprêt.