Mai'ilient. Protège. 3. "Verdizotti, fab
3. Ménénius Agrippa, qui ra- 6. S'aider de la peau (la renard, mena les Plébéiens du Mont-Sacré, Ruser .
H s'habille en berger, endosse un hoqucLon *,
Fait sa houlcUe d'un bàlon,
Sans oublier la cornemuse.
Pour pousser jusqu'au bout la ruse, Il aurait volontiers écrit sur son chapeau : « C'est moi qui suis Guillot, berger de ce troupeau »
Sa personne étant ainsi faite, Et ses pieds de devant posés sur sa houlette, Guillot le sYCophante' approche doucement. Guillot, le vrai Guillot, étendu sur l'herbette,
Dormait alors profondément ; Son chien dormait aussi, comme aussi sa musette; La plupart des brebis dormaient pareillement.
J/hypocrite les laissa faire ; Et pour pouvoir mener vers son fort^ les brebis, Il voulut ajouter la parole aux habits,
Chose qu'il croyait nécessaire.
Mais cela gâta son affaire :
Il ne put du pasteur contrefaire la voix. Le ton dont il parla fit retentir le bois
Et découvrit tout le mystère.
Chacun se réveille à ce son,
Les brebis, le chien, le garçon.
Le pauvre loup, dans cet esclandre*,
Empêché 'par son hoqueton,
Ne put ni fuir ni se défendre.
Toujours parquelqueendroitfourbes se laissent prendre. Quiconque est loup agisse en loup"^; C'est le plus certain de beaucoup.
1. Hoqueton. Casaque de coton. h air et de tubes, dans l'un des-
La houlette est un bâton de ber- quels on souffle,
ger terminé par une petite pelle 2. 5yco/j/ian^e. Dans l'anliquilé,
de fer pour lancer (en v. français délateur ; ici, fourbe.
houler) des mottes de terre aux 3. Fort, Lex.
moutons qui s"écartent. La corne- 4. Esclandre. Lex.
muse (ou musette) est un instru- 5. Hmpéché. Lex.
ment de musique, fait d'une poche C. Agisse. V. Grammaiie, suljj.