Artisan. Lex
I5i LA FONTAINE
Les reg^ardaïUs Un lion en passant raballil Icnr caquet
« Je vois bien, dit-il, qu'en clTet
On vous donne ici la victoire ;
Mais l'ouvrier vous a déçus :
Il avait liberté de feindre.
Avec plus de raison nous aurions le dessus,
Si mes confrères savaient peindre -. »
fABiE XI. - Le renard et les raisins'.
Certain renard gascon, d'autres disent normand. Mourant presque de faim, vit au * haut d'une treille
Des raisins mûrs apparemment ^
Et couverts d'une peau vermeille.
Le galant® en eût fait volontiers un repas;
Mais comme il n'y pouvait atteindre :
«Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats',
Fit-il * pas mieux que de se plaindre ?
Parle XII. — Le cygne et le cuisinier '.
Dans une ménagerie "
De volatiles remplie
Vivaient le cygne et l'oison :
Celui-là destiné pour** les regards du maître, ^^ Celui-ci, pour son goût ; l'un qui se piquait d'être Commensal du jardin, l'autre, de la maison. Des fossés du château faisant leurs galeries,
1 Les reqardants. V. Gram- encore mûr ; je n'aime pas le ver-
m:i\vo, participe prrscnt jns », dit le renard de Phèdre.
■' C est une des f,d>Ies où La Esope vaut mieux ici que ses uni-
Fo'.ilaine a renchéri sur la brièveté tateurs ; son renard ne dit qu un
d'Fsope ï"^*^ '■ " ^'•'^ ^""'' "^^'"^^ "♦ ''^ "
3^ Ksope. 33. — Phèdre. IV, 3. demi-tour.
4-* /u /ia"t. V. Versification, /ua- i. FH-il pas. V. Gramin.ire,
lus. w'-gatinn.