LIVRE IV. FABLE IV
Ce que c'est qu'une fausse ou véritable g-loire. Adieu : je perds le temps : laissez-moi travailler ;
Ni mon g-renier, ni mon armoire
Ne se remplit à babiller. » • .
Fable IV. — Le jardinier et son seigneur ^^0^2^
Un amateur du jardinag-e, y^.-. ^ ^ -•
Demi-bourg-eois, demi-manant ^cUff>u/f^ Possédait en certain village .
Un jardin assez propre, et le clos attenant. V^^W"^^^'^^ j Il avait de plant vif fermé celle étendue. - HcrV
Là croissait^ à plaisir l'oseille et la lailue, ^ € Jcuo|j^^yv De quoi faire à Margot pour sa fête un bouquet ; p^ Peu de jasmin d'Espagne, et force serpolet. prf M*^"^
Cette félicité par un lièvre troublée * Fit qu'au seig^neur du bourg notre homme se plaignit. .« Ce maudit animal vient prendre sa goulée ^ •^■^^^^-^-/^'-cKi/-^ /Soir et matin, dit-il, et des pièg-es se rit; Les pierres, les bâtons y perdent leur crédit : n est sorcier, je crois. — Sorcier ? je l'en défie, Repartit le seigneur : fût-il diable, Aliraut, En dépit de sesJLour^, l'attrapera bientôt. Je vous en défemi; oonhomme, sur ma vie.
— Etquand? — Et dès demain, sans tarder plus longtemps. » La partie ainsi faite, il vient avec ses g-ens. Cependant on fricasse, on se rue en cuisine.
« De quand sont vos jambons? Ils ont fort bonne mine.
— Monsieur, ils sont à vous. — Vraiment, dit le seig^neur,
Je les reçois, et de bon cœur. » -^ , 0 Il déjeune très bien ; aussi ^ fait sa fainjlJe ''', *^ \.^^.^f^y>^ Chifnc;, f^VipvniiYpt v;^|pts, tous gens bien endenléai. ^ Il commande chez l'hôte, y prend des libertés,
Boit son vin, cause avec sa fille.
L'embarras des chasseurs * succède au déjeuné.