Fait. Lex. 7. Chère. Lex
188 LA lONTAINE
Tout bordé de ruisseaux, de fleurs tout diapré*.
Où uiaint mouton cherchait sa vie :
Séjour du frais, véritable patrie Des zéphyrs. Le lion n'y fut pas, qu a ces gens
Il se phiignil d'être malade.
u Continuez votre amljassade, Dit-il; je sens un feu qui me brûle au dedans, Va veux chercher ici quelque herbe salutaire.
Pour vous, ne perdez point de temps :
Rendez-moi mon argent; j'en puis avoir affaire ^ » On déballe; et d'abord ' le lion s'écria.
D'un ton qui témoignait sa joie :
« Que de fdles, ô dieux, mes pièces de monnoie Ont produites! Voyez : la plupart sont déjà
Aussi grandes que leurs mères.
Le croît* m'en appartient. » Il prit tout là-dessus; Ou bien, s'il ne prit tout, il n'en demeura guères.
Le singe et les sommiers^ confus.
Sans oser répliquer, en chemin se remirent. Au fds de Jupiter on dit qu'ils se plaignirent,
Et n'en eurent point de raison ^ Qu'eût-il fait? C'eût été lion contre lion ; Et le proverbe dit : « Corsaires à corsaires, L'un l'autre s'attaquant, ne font pas leurs affaires'
Fable XIIL — Le cheval s'étant voulu venger du cerf ^
Detouttempsles chevaux ne sont nés pour les hommes®. Lorsque le genre humain de gland se contentait, Ane, cheval, et mule, aux forêts habitait '" : Et l'on ne voyait point, comme ausiècleoù nous sommes,
leixis
Diapré. Nuancé de vives cou- 7. Régnier finit par ce proverbe
sa 12» satire.
Avoir alj'aire. \yo\r besoin. g. Ésope, 175. — Horace, Épi-