‹ Œuvres choisiesChapitre 16 sur 507 · Tréfou. Ou plutôt Tarfou · texte numérisé non relu

Tréfou. Ou plutôt Tarfou

A gauche un bois, une montagne à droite*, Entre les deux Un chemin creux.

La montagne est toute pleine De rochers faits comme ceux De notre petit domaine.

Tout ce que nous étions d'hommes dans le carrosse, nous descendîmes, afin de soulager les chevaux -.Tant que le chemin dura, je ne parlai d'autre chose que des commodités de la guerre : en elTct, si elle produit des voleurs, elle les occupe : ce qui est un grand bien pour tout le monde, et particulièrement pour moi, qui crains naturellement de les rencontrer. On dit que ce bois que nous côtoyâmes en fourmille : cela n'est pas bien; il mériterait qu'on le brûlât.

République de loups, asile de brigands, Faut-il que tu sois dans le monde ?

Tu favorises les méchants Par ton ombre épaisse et profonde.

Ils égorgent celui que Thémis, ou le gain,

Ou le désir de voir, fait sortir de sa terre.

En combien de façons, hélas ! le genre humain Se fait à soi-même la guerre !...

Notre première traite s'acheva plus tard que les autres ; il nous resta toutefois assez de jour pour remarquer, en entrant dans Etampes, quelques monuments de nos guerres : ce ne sont pas les plus riches que j'aie vus; j'y trouvai beaucoup de gothique * : aussi est-ce l'ouvrage de Mars, méchant maçon, s'il en fut jamais.

Il noua laisse ces monuments

Pour marque de nos mouvements 4 .

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