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LIVRE V. — FABLES XIV ET XV -U

îl crut que dans son corps elle avait un trésor: Il la tua l'ouvrit, et la trouva semblable \ celles dont les œufs ne lui rapportaient rien, S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.

Belle leçon pour les <;ens chiches . Pendant ces derniers temps combien en a-t-on vus Qui du soir au matin sont pauvres devenus, ■ Pour vdMloir trop tôt être riches:

Fable XLV. — L'âne portant des reliques ^

Un baudet chargé de reliques S'imagina qu'on l'adorait :

Dans ce penser ^ il se carrait *.

Recevant comme siens l'encens et les cantiques. Quelqu'un vit l'erreur, et lui dit :

« Maître baudet, ôtez-vous de l'esprit Une vanité si folle.

Ce n'est pas vous, c'est l'idole A qui '" cet honneur se rend.

Et que la gloire en est due. »

•■; D'un magistrat ignorant

C'est la robe qu'on salue * .

Fable XV. — Le cerf et la v'gne".

Un cerf, à la faveur d'une vigne fort haute, Et telle qu'on en voit en de certains climats % S'étant mis à couvert et sauvé du trépas, Lesveneurs,pouTcecoup,croyaientleurschiens en faute':

1 Chiches. Ou plutôt cupides ; sault (dans la comédie d'Ésope à la

car sous le nom d'avarice, c'est à cour) nous montre un ane qu on

lavidité, que le poète s'attaque suitquand il portedesfleur=,qu on

:: ^ fuit quand il porte du lumiCT.

•» Ésone 3n b. "'■ Ésope, 127. -- Haudont, 4S.

3 %lXer Ùx 8. Climats. En Italie, par excm-

i:.nsecarraiihex. ple, où ou la fait grimper aux

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