‹ Œuvres choisiesChapitre 187 sur 507 · C. Le Jardinier eU'ànede Bcur- voi · texte numérisé non relu

C. Le Jardinier eU'ànede Bcur- voi

Ils les rappellent donc. Le cerf, hors de dang-er, Broiile sa bienfaitrice': ingratitude exlrenio! On l'enlend, on retourne, on le fait déloger:

Il vient mourir en ce lieu même.

« J'ai mérité, dit-il, ce juste châtiment : Proiitez-en, iiigrals. » Il tombe en ce moment» La meule en fait curée * : il lui fut inutile De pleurer ' aux * veneurs à sa mort'arrivés.

\'raie image de ceux qui profanent l'asile Qui les a conservés.

Fable XVI. — Le serpent et la lime \

On conte qu'un serpent, voisin d'un horloger, (C'était pour l'horloger un mauvais voisinage), Entra dans sa boutique, et cherchant à manger,

N'y rencontra pour tout potage Qu'une lime d'acier qu'il se mit à ronger. Cette lime lui dit, sans se mettre en colère : « Pauvre ignorant! et que prétends-tu faire? Tu te prends à plus dur que toi, Petit serpent à tête folle ; Plutôt que d'emporter de moi Seulement le quart d'une obole % Tu te romprais toutes les dents :

Je ne crains que celles du temps. »

Ceci s'adresse à vous, esprits du dernier ordre,

Qui, n'étant bons à rien, cherchez sur tout à mordre'.

Vous vous tourmentez vainement.

Croyez-vous que vos dents impriment leurs outrages

Sur tant de beaux ouvrages'?

Ils sont pour vous d'airain, d'acier, de diamant.

\. Brontt; sabionf/iitrice.Cî.pour IV, 8, la Vipère et la lime.

l.-i sensibilité ce trait de H.'iudent : 6. Obole. Lkx.

l-'Alc a broulti à bonnes (bnls les 7. Dans le Chat d'Esope, la fable

fi-iiUlen qui l'uvaienl couverte. s'applique en général aux niauvai-

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