Ésope, 8C(j[.eC/ifiO— r'hèdre, cation toute littéraire
Ln-RE V
FADLE XVII
Fable XV]
Le lièvre et la perdrix *.
Il ne se - Tant jamais moquer des misérables ';
Car qui peut s'assurer d'êlre toujours heureux? Le sag-e Ésope dans ses Tables Nous en donne un exemple ou deux.
Celui qu'en ces vers je propose, Et les siens, ce sont même chose.
Le lièvre et la perdrix, concitoyens d'un champ. Vivaient dans un état, ce * semble, assez tranquille,
Quand une meute s'approchant Oblige le premier à chercher un asile ; Jl s'enfuit dans son fort % met les chiens en défaut %
Sans même en excepter B ri faut '.
Enfin il se trahit lui-même Par les esprits' sortant de son corps échauffé. Mirautj sur leur odeur ayant philosophé. Conclut que c'est son lièvre, et d'une ardeur extrême Il le pousse ; et Rustaut, qui n'a jamais menti,
Dit que le lièvre est reparti.
Le pauvre malheureu-^x vient mourir à son gîte.
La perdrix le raille et lui dit :
« Tu te vantais d'être si vite !
Qu'as-tu fait de tes pieds ? » Au moment ^ qu'elle rit, Son tour vient ; on la trouve. Elle croit que ses ailes La sauront^" garantir à toute extrémité ;
Mais la pauvrette avait compté
Sans l'autour ** aux serres cruelles.