Autour. Oiseau de proie, qui ressemble au milan
Fable XVIII. — L'aigle et le hibou».
L'aigle et le chal-luiaiU leurs querelles cessèrent,
Et llrent tant qu'ils s'embrassèrent.
1/un jura foi de roi, l'autre foi de hibou, Qu'ils ne se {^obéraient leurs petits j)eu lii prou ^ K Connaissez-vous les miens? dit l'oiseau de Minerve '.
— Non, dit l'aigrie. — Tant pis, reprit le triste oiseau * ;
Je crains en ce cas pour leur peau :
C'est hasard si je les conserve.
Comme vous êtes roi, vous ne considérez Qui niquoi^: rois etdieuxmettent, quoi qu'on leur die",
Tout en même catégorie.
Adieu mes nourrissons, si vous les rencontrez.
— Peignez-les-moi, dit l'aii^de, ou bien me ' les montrez;
Je n'y toucherai de ma vie. »
Le hibou repartit : *' Mes petits sont mignons, ]jeaux,bien faits. et jolis sur ^ ions leurs compagnons: ■\'ous les reconnaîtrez sans peine à cette marque. N'allez pas l'oublier ; retenez-la si bien
Que chez moi la maudite Parque" N'entre point par votre moyen. »
Il avint '" qu'au hibou Dieu donna géniture *' ; De façon qu'un beau soir qu'il était en pâtui^e^ Notre aigle aperçut d'aventure *-, Dans les coins d'une l^oche dure.
Ou dans les tl'ous d'une masui'e ^' (Je ne sais pas lequel des deux), De petits monstres fort hideux,