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que l'àme éprouve une grande de l'Olympe, quand ils virent Vul-

agitation. — Il me -semble. — cain s'agiter pour les servir. Alors ne soufTrons pas qu'on re- (République, III, trad. Cousin.présente devant nous des hommes 2. o La pitié est souvent un sentigraves, encore moins des dieux, ment de nos propres maux dans dominés par le rire. — Non, assu- le- "mnx d'autrui.» L.t Rochefouréraent — Et, s'il faut t'en croire, c ulJ.

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Champs-Elysées, au lieu que vous les menez dans îa demeure des malheureux. Pour preuve infaillible de ce que j'avance, prenez garde que, pour eilacer les impressions que la trag^édie avait faites en nous, on lui faisait souvent succéder un divertissement comique ; mais de celui-ci à l'autre il n'y a point de retour ; ce qui vous fait voir que le suprême deg-ré du plaisir, après quoi il n'y a plus rien, c'est la comédie. Quand on vous la donne, vous vous en retournez content et de belle humeur; quand on ne vous la donne pas, vous vous en retournez chag-rin et rempli de noires idées. C'est ce qu'il y a à gagner avec les Orestes et les Œdipes, tristes fantômes qu'a évoqués le poète magicien dont nous avons parlé tantôt V Encore serions-nous heureux s'ils excitaient le terrible toutes les fois que l'on nous les fait paraître ; cela vaut mieux que de s'ennuyer ; mais où sont les habiles poètes qui nous dépeignent ces choses au vif ? Je ne veux pas dire que le dernier soit mort avec Euripide ou avec Sophocle ; je dis seulement qu'il n'y en a g-uère. La difficulté n'est pas si g-rande dans le comique ; il est plus assuré de nous toucher, en ce que ses incidents sont d'une telle nature que nous nous les appliquons à nous-mêmes plus aisément.

— Cette fois-là, dit Ariste, voilà des raisons solides, et qui méritent qu'on y réponde ; il faut y tâcher. Le même ennui qui nous fait lang-uir pendant une tragédie où nous ne trouvons que de médiocres beautés, est commun à la comédie et à tous les ouvrag"es de l'esprit, particulièrement aux vers : je vous le prouverais aisément si c'était la question ; mais, ne s'agissant que ° do comparer deux choses ég^alement bonnes, chacune selon son genre, et la tragédie, à ce que vous dites vousmême, devant l'être souverainement, nous ne devons considérer la comédie que dans un pareil degré '. En ce degré donc vous dites qu'on peut passer de la tragédie à la comédie ; et de celle-ci à l'autre, jamais. Je

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