‹ Œuvres choisiesChapitre 234 sur 507 · Titniôt. Lex. à r.'ipproclirr de celle de la Cri · texte numérisé non relu

Titniôt. Lex. à r.'ipproclirr de celle de la Cri

2. V. Gr.'iininairc, part, absolu. tii/iit; de l'Ji'cola des Fi iiinics. La

3. Toute celle comparaison do Fontaine cuire bien pins avant la trajcédie et de la comédie est dans la question que Molière.

PSYCHÉ 56a

VOUS le confesse, mais je ne tombe pas d'accord de vos conséquences ni de la raison que vous apportez. Celle qui me semble la meilleure, est que dans la tragédie nous faisons une grande contention ' d'âme ; ainsi on nous représente ensuite quelque chose qui délasse notre cœur, et nous remet en l'état où nous étions avant le spectacle, afin que nous en puissions sortir ainsi que d'un songe. Par votre propre raisonnement, vous voyez déjà que la comédie touche beaucoup moins que la tragédie. Il reste à prouver que cette dernière est beaucoup plus agréable que l'autre. Mais auparavant, de crainte que la mémoire ne m'en échappe, je vous dirai qu'il s'en faut bien que la ti-agédie nous renvoie chagrins et mal satisfaits, la comédie tout à fait contents et de belle humeur ; car, si nous apportons à la tragédie quelque sujet de tristesse qui nous soit propre, la compassion en détourne l'effet ailleurs, et nous sommes heureux de répandre pour les maux d'autrui les larmes que nous gardions pour les nôtres. La comédie, au contraire, nous faisant laisser notre mélancolie à la porte, nous la rend lorsque nous sortons. Il ne s'agit donc que du temps que nous employons au spectacle et que nous ne saurions mieux employer qu'à la pitié. Premièrement, niez-vous qu'elle soit plus noble que le rire ?

— Il y a si longtemps que nous disputons =, repartit Gélaste, que je ne vous veux plus rien nier.

— Et moi je vous veux prouver quelque chose, reprit Ariste ; je vous veux prouver que la pitié est le mouvement le plus agréable de tous. Votre erreur provient de ce que vous confondez ce mouvement avec la douleur. Je crains celle-ci encore plus que vous ne faites ; quant à l'autre, c'est un plaisir, et très grand plaisir. En voici quelques raisons nécessaires, et qui vous prouveront par conséquent que la chose est telle que je vous dis. La pitié est un mouvement charitable et généreux, une tendresse de cœur dont tout le monde se

1. Contention. Un effort, qui efTef, mais le sujet est important: produit une grande tension d'es- et ni l'agrément,- ni la finesse, ni P"t- même la profondeur ne font ici

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