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LE SECOND RECUEIL

Quelques mots sur le second recueil — Le

second recueil parut on deux fois: les livres Vil et Vllf, en 1678; les livres IX, X, XL, en 1679 », L'ensemble était dédié à M"* de Montespan et précédé d'un avertissement. Cette nouvelle préface contient des déclarations de la plus grande importance : les fables qu'on va lire ont, pour la plupart, « un air et un tour un peu difterent de celui que j'ai donné aux premières...». A la place des « traits familiers » que le poète a semés avec assez d'abondance dans les fables du premier recueil et qui « convenaient bien mieux aux inventions d Esope qu'à ces dernières », il a cherché « d'autres enrichissements ». La plus grande partie, enfin, des nouvelles fables, le poète les doit « à Pilpay, sage indien ».

La Fable orientale. — L'Orient, s'il n'est pas le berceau de lapologue, en est une des terres d'élection: Indous, Porsans, Arabes, ont à l'cnvi enrichi le fonds traditionnel. Deux L'aductions abrégées de la fable orientale parurent au xvii» siècie, une en 1644 : Le Livre des Lumières, attribué au « sage Pilpay*, indien » ; une autre plus récente (1666). La Fontamc puise dans ces deux traductions un bon nombre de ses sujets. Ces contes orientaux révèlent chez leurs auteurs une imagination puissante : A l'opposé de la fable ésopique, grêle et courte, le conte s'allonge ici en chapelets d'apologues, plus ou moins diffus et prolixes.

1 Le douzième et dernier ne est représenté intervenant dans

paraîtra qu'en l'/J4. le récit. La J'^ende a lail de ce

i'. Ou - Bidpaï ». En réalité, ce personnage fictif 1 auteur des fa-

Bidpaï n'est qu'un brahmane qui Llci

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