‹ Œuvres choisiesChapitre 328 sur 507 · LIVRE VIII. — FABLE XXII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. — FABLE XXII

Gens grossiers, sans esprit, à qui l'on n'apjDrend rien.

Pour moi, je sais chasser, et revenir au mailre. Le * vois-tu pas à la fenêtre ?

Il t'attend : es-tu sourd? — Je n'entends que trop bien,

Repartit le chapon : mais que me veut-il dire?

Et ce beau cuisinier armé d'un grand couteau? Reviendrais-tu pour cet appeau ^ ?

Laisse-moi fuir ; cesse de rire

De l'indocilité qui me fait envoler ^

Lorsque d'un ton si doux on s'en vient m'appeler. Si tu voyais mettre à la broche Tous les jours autant de faucons Que j'y vois mettre de chapons,

Tu ne me ferais pas un semblable reproche. »

Fable XKÏl. ~ Le chat et le rat *.

Quatre animaux divers, le chat grippe-fromage. Triste oiseau le hibou, Ronge-maille le rat, Dame belette au long corsage, Toutes gens d'esprit scélérat.

Hantaient le tronc pourri d'un pin vieux et sauvage. Tant ^ y furent qu'un soir à l'entour "^ de ce pin L'homme tendit ses rets ', Le chat, de grand matin,

Sort pour aller chercher sa proie.

Les deriiiers traits de l'ombre empêchent qu'il ne voie Le filet; il y tombe, en danger de mourir: Et mon chat de crier, et le rat d'accourir, L'un plein de désespoir, et l'autre plein de joie ; Il voyait dans les lacs '^ son mortel ennemi. Le pauvre chat dit: « Cher ami.

Les marques de ta bienveillance Sont communes en • mon endroit :

i. Vois-tu pas? V. Grammaire, 3. Tani y /"(/re/iL V. Grammaire,

néffaiion. ellipse du pronom sujet.

2. Appeau. Instrument qui imite c. Alentour. Lex. le cri des oiseaux et les appelle au .- ^g^^. Lex. pièg-e.

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