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Charmes. Lex. 8. Que ne vous taisez-vous aussf

6. N'avaienl-ils ni père ni mère. Voilà q«i est parler en ours.

404 LA FO.NTAl.NE

— Dites-moi, qui vous force à vous y condamner?

— Ilelas! c'est le Destin qui me hait. » Ces paroles Ont été de tout. temps en la bouche de tous.

Misérables humains, ceci s'adresse à vous: Je n'entends résonner que des plaintes frivoles. Quiconque, en pareil cas, se croit haï des Gieux, Qu'il considère Hécube ', il rendra grâce aux dieux.

Fabie XIII. — Les deux aventuriers et le talisman -.

Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire.

Je n'en veux pour témoin qu'Hercule et ses travaux:

Ce dieu n'a guère de rivaux; J'en vois peu dans la Fable, encor moins dans l'Histoire. En voici pourtant un, que de vieux talismans^ Firent chercher fortune au pays des romans.

Il voyageait de compagnie.

Son camarade et lui trouvèrent un poteau

Ayant au haut cet écriteau :

« Seigneur aventurier^ s'il te prend quelque envie « De voir ce que n'a vu nul chevalier errant,

« Tu n'as qu'à passer ce torrent; « Puis, prenant dans tes bras un éléphant de pierre

« Que tu verras couché par terre, « Le porter^, d'une haleine, au sommet de ce mont « Qui menace les deux de son superbe front. » L'un des deux chevaliers saigna* du nez. « Si l'onde

Est rapide autant que profonde, Dit-il, et supposé qu'on la puisse passer, Pourquoi de l'éléphant aller s'embarrasser?

1. Hccube.Ldi femme de Priam, mystérieux, et auquel est attachée qui perdit tous les siens et fut une influence surnaturelle. Les emmenée en esclavage. — Ces talismans ici (le pluriel est pour deux vers sont d'un bien beau la rime), ce sera l'écriteau. sens. 4. Le porter {Tu n'as qu'à) le

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