‹ Œuvres choisiesChapitre 417 sur 507 · Hydres. Lex. mier des pommes · texte numérisé non relu

Hydres. Lex. mier des pommes

cis, du Discours à .U'"* de la Sablière, et d'une demi-douzaine de contes. C -Itc rccidivc, d'ailleurs, ne va pas sans quelques >omords :

Oh ! combien l'homme est inconstant, divers,

Faible, loger, tenant mal si parole !

J avais juré, même en assez beaux vers,

De renoncer à tout conte fi-ivole ;

Et quand juré ? c'est ce qui me confond :

Depuis deux jours j'ai fait cette promesse.

Puis liez-vous à rimour qui répond

D'un seul moment.

(Livre 5» des Contes).

L'œuvre de théâtre. — A cette époque, La Fontaine fréqucnUit chez la Ghampmcslé, et travaillait même avec le mari de la comédienne à des ouvrages de théâtre. Jetons un coupd'œii. d'alDord, sur ses autres œuvres dramatiques. Depuis sa traduction libre de VEunuqne, il avait publié Clxjmène (1671) i, un aimable petit acte en vers où les Muses de la tragédie et de la comédio font les personnages amoureux de Glymène et d'Acante. Eu 1674, il avait composé l'opéra de Daphné, qui avait été l'occasion d'une brouille avec le musicien Lulli '■^. En 1691 enfin, il fera VAstrée^ le seul de ses opéras qui ait été représenté '.

Parmi les comédies composées, paraît-il, en collaboration avec l'actv'ur Champmeslé (sans qu'on puiss.? dire dans quelle mesure celui-ci intervint), il en est de tout à fait médiocres, par exem|ile Ragotin (1684), dont le héros est emprunté au Roman comique de Scarron. En revanche la petite comédie du Fiorenlin iqn'd ne faut pas confondre avec la satire du même nom contre LuUi), est une œuvre fort agréable. Elle fut représentée en 16S5. — En voici le sommaire: A Florence. — Timante aime Hjrtcnse, pupille d'Harpajémc de Florentin), que ce jaloux séquestre. Pour découvrir et, s'il se peut, influencer les sentiments de sa pupille, Harpajème a résolu de se présentera elle sous un déguisement, il feindra d'être un sien cousin venu pour lui faire visite. Mais on prévient Hortensc de la ruse î elle décide de profiler de l'occasion pour dire son fait au brutal*

1. Clymène. Cette comédie était fre Lulli sa satire du Florenlin. déjà composée du temps de la C'est là que le poète se désigne laveur de Fouquel. lui-même ainsi :

2. Le musicien Lulli. Lulli, Un enfant dos neuf Sœurs, enfant après avoir pressé La Fontaine |-jj barbe grise, décrire les paroles de Daphné, ,

se refusa à jouer cet opéra. La ?.. Représente. Sans grand suc-

Fontaine, mécontent, écrivit con- ces.

Page 1