L'appelant, p. ex.) jjiéférent le siècle présent à l'an
...un semijlable traître ti(iuilé. V.n quoi 1 on peut admirer
Qui vend son bon auii pour gagner la candeur de La l'Mnlaine ; lar,
[trois jetons. bien qu il se soit placé parmi les
3. L'évêque de Soiisons. Huet, plus délicieux é( rivaîns de notre t;r.i avait pris part avec Bossuet, nation, il a mieux aimé plaider a léducatîon du Gr.md daupliîn. contre lui-même quQ de fru.siicr " Jean de La Kunti<Jne, cet au- les anciens de rhommage qui leur leur de tables plemes de grâce est dn. n (Traduit de l'ouvra.:; e lattde finesse..., ayant appris que tin de Hnal, par P. Mesnard )
je désirais avoir l'a traduction ila- 4. Qt/inlilien. Sur Quiiililifiii,
jienne des Ingliliilioiis de Quia- voir page 70, note 9. L'imlion
Itlien, ouvrage d'Or.i/.io Tosca- Toscauella avait traduit i'///.si/-
nc'lla, ne se contenta pas de m'en tiilion oratoire au xvi« siiècle.
tîjîre le don généreux, maïs accnm- ;i. Chur. vniifi. Dans votre esprit,
pagna son présent d'un brillant il va fbiire pencher la balance en
DANIEL UlET, EVEQLE DE SOISSONS
(Cabinet des Esfanijjes. Bihl. nal.)
Car enfin qui le suit ? qui de nous aujourd'hui
S'égale au\ anciens ^ tant estimes chez lui ?
Tel est mon sentiment, tel doit être le vôtre. 5
Mais si votre sutVrâge en entraîne quelque autre,
Il ne fait pas la foule ; et je vois des auteurs
Qui, plus savants que moi *, sont moins admiriUciir.s.
Si vous les en croyez, on ne peut, sans faiblesse,
Rendre hommageaux espritsde Rome et de la Grèce: m
« Craindre ces écrivains ! on écrit tant chez nous !
La France excelle aux arts, ils y tleurissent tous.
Noire prince avec art nous conduit aux alarmes ' ;
Et sans art nous louerions le succès de ses armes !
Dieu n'aimerait-il plus à former des talents? i-
Les Romains et les Grecs sont-ils seuls excellents? »
Ces discours sont fort beaux, mais fort souvent frivoles,
Je ne vois point l'eiYet répondre à ces paroles ;
Et, faute d'admirer les Grecs et les Romains,
On s'égare en voulant tenir d'autres chemins. 20
Quelques imitateurs, sot bétail *, je l'avoue,
Suivent en vrais moutons le pasteur de Mantouc* ;
J'en use d'autre sorte, et, me laissant guider,
Souvent à marcher seul j'ose me hasarder '^,
On me verra toujours pratiquer cet usage. 25
Mon imitation n'est point un esclavage :
Je ne prends que l'idée, et les tours, et les lois
Que nos maîtres suivaient eux-mêmes autrefois.
Si d'ailleurs quelque endroit plein chez eux d'excellence
Peut entrer dans mes vers sans nulle violence, 30
Je l'y transporte, et veux qu'il n'ait rien d'affecté,
Tâchant de rendre mien cet air d'antiquité.
Je vois avec douleur ces routes méprisées :
Art et guides, tout est dans les Champs-Elysées.
faveur des anciens, i! va vous vnm pecus ». Horace. li pitres, l,i9.
montrer que nous ne sommes rien b. Le pasteur de Manloue. Vir-
auprès deux. gile.
1. S'-'oale aux anciens. Se mon- <^- J'ose me hasarder. La Fontrf leur <'£ral laine va montrer que, sans s as-
2. Pl„.<, ^savant» que moi. Tou- '^Çivir à rimilalicn des anciens, iours l3 bonhomie^ malicieuse de ^."^^^ a leur école q-, .1 se.t cor- •} "p„„,^- - l'jf^e et ciu il a enrichi son tonds. La I-onlaine. ^P^^^ ^^ exemple personnel, mais
3. Aux alarme». Lcx. qui, à ses yeux, a toute la valeur 4. Sot Lélail. « O imilotcre?,scr- d'un argument absolu.