Esope, 123. vent ses enseignements
Qui ne se plaindrait là-dessus?
Hélas ! j'ai beau crier et me rendre incommode, L'ingralilude et les abus N'eu serout pas moius à la mode ^
FableXII. — Le renard, le loup et le cheval '.
Un renard, jeune encor, quoique des plus madrés', Vit le premier cheval qu'il eût vu de sa vie. Il dit à certain loup, franc novice : « Accourez,
Un animal pait dans nos prés, Beau. j;rand ; j'en ai la vue encor toute ravie. ^ Est-il plus iort que nous ? dit le loup en riant :
Fais-moi son portrait, je te prie.
— Si j'étais quelque peintre ou quelque étudiant, Repartit le renard, j'avancerais la joie
Que vous aurez en le voyant.
Mais venez. Que sait-on ? peut-être est-ce une proie
Que la Fortune nous envoie. »
Ils vont; et le cheval, qu'à l'herbe on avait mis, Assez peu curieux de semblables amis, Fut presque sur le point d'enfiler la venelle *. « Seigneur, dit le renard, vos humbles serviteurs Apprendraient volontiers comment on vous appelle. » Le cheval, qui n'était dépourvu de cervelle, Leurdit: « Irisez mon nom %vous le pouvez, messieurs; Mon cordonnier l'a mis autour de ma semelle. » Le renard s'excusa ' sur son peu de savoir.
1. Rapprochez l'ëléi^ie de Ron- Et comme sans esprit ma grand sanl : contre les bûcherons de la, [mère m'c vit, fnrél de Gdtine, et les regrets de Sans m'en dire autre chose, au M-' de Sévi^-ne sur les "coupes [pied me l'escrivito d'arbres du Baron (mai 168(<). ■'
2. La Fontaine s'inspire surtout Regnieh. de Reenior, Satire III. , , , '
3 ^Tudr'' Rusé ^. Le renard s excusa.
i/^j'ï Jr',',"i"S 'L^t; [Scxcus».,. de ne lirc.vecq ceste
nelte, expression proverbiale pour
[paroU
dire L-^'^i'/u'^y;^ Qu<. les loups de son temps n'ai-