VII. — Prépositions et adverbes
II n'y a pas toujours entre ces deux sortes de mots de différence radicale : nombre de prépositions proviennent d'anciens adverbes, ou même sont à la fois prépositions et adverbes (Cf. a/jrès moi, et il vient anrès).
Aussi prépositions et adverbes s'échangent-ils souvent, même de nos jours ; cet échange était encore plus fréquent autrefois (Voir Lex , dedans).
Échange des prépositions — Les prépositions s'écbangeaient aussi très fréquemment entre elles ; aux exemples que l'on trouvera au Lexique (cf. A. De, Sur), on peut ajouter ici : « En théâtre (sur), V'I, 19 : — « Cuit en broche » (à la broche), X, 5 ; — « Pour ce coup » (à ce coup\ X, 4.
Ellipse do la préposition. — L'ancienne langue ne répétait
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pas la préposition dans une proposilion coordonnée:* Avertit ses en anls D èlie toujours au guel et faire (et de l'aire) sentinelle », IV. 22.
Il pouvait même y avoir ellipse de la préposition dans une pro-
f>osition simplement ji;j/.jpo.sée : *■ Je demande à ces ^ens de qui a passio.'i Est d'entasser toujours, mellre (de mettre) somme sur somme. Quel avantage ils ont », IV, 20,
Enfin certains verijes pouvaient se passer de la préposition t « Il convient tout payer », Paysan, p. 39, v. 90.