LA FON
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Fable X. — Le loup et l'agneau *.
La raison (jiii plus fort est toujours la meilleure I
"heure * y
Nous Talions montrer tout à
Un ai^neau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un loup survient à jeun, qui * cherchait aventure,
l"]t que la faim en ces lieux attirait. « Qui * le rend si hardi de troubler mon breuvage?
Dit cet animal plein de rage :
(( Tu seras châtié de ta témérité ^ — Sire, répond l'agneau, que Votre Majesté
Ne se mette pas en colère :
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas " désaltérant Dans le courant.
Plus de ving-t pas au-dessous d'elle; Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis 1 rouiller sa boisson'.
richesses dont le campagnard faisait les honneurs à son liôte : pois cliiches, longs grains d'avoine, raisins secs, lard à demi-rongé ; nous voyions la dent dédaigneuse du citadin qui efdi^uraitù peine chaque niorcoau. Puis nous entendions celui-ci s'élever jusqu'aux idées générales, mêler les considérations philosophiques à l'élofiuence la nlus persuasive pour inviter son Ilote à le suivi'c à la ville. Les deux amis se niellaient en route ; le tableau changeait. Un brillant décor : riche maison, lits d'ivoire, tapis écarlates, abondants reliefs d'un souper somptueux. Le paysan sall'inge sur la pourjue, l'hôte, toujours trottant, s'empresse ; il pousse la civilité jusqu'à goûter le
Ëremier à tout ce qu'il api)orle.
•élices, félicité. Tout à coup un grand l»rnit de portes, nos deux rats srjutent du lit, ils courent dans la chambre, hors d'Iinleinc, mourant de peur ; le rat deb
champs ne pense pins qn'.'i prendre la poudre d'escanii)eite. — On voit comme pour les peintures, l'esprit, la vie, 1 action; Horace, ici, l'emporte sur La Fontaine.